Antoine Corbineau intervient sur des domaines aussi larges que la direction artistique, le graphisme et le motion design ou l’illustration ou la peinture… De retour à Paris après plusieurs années à Londres et New-York, il est désormais dispo pour des travaux en freelance. Il est diplômé en graphisme du Camberwell College of Art de Londres, et de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Antoine Corbineau a récemment re-dessiné l’identité graphique de l’émission américaine culte « The Electric Company », qui a été relancée début 2009, une charte graphique réalisée à l’occasion d’une collaboration en indépendant avec PlusetPlus, une agence de New-York. Il a aussi réalisé la vidéo promotionnelle du 100e anniversaire du London College of Fashion (avec Daniel Price et Luke Crocket). Le portfolio d’Antoine s’appelle « méduse ». Représenté par creative-syndicate. Read this article in English.
En savoir plusVerónica Blejman est une artiste et illustratrice basée à Buenos Aires, Argentine après 6 années passées à Barcelone. Ses beaux dessins et peintures sont créés avec une palette de couleur minimaliste et inspirés par la poésie de tous les jours. Les personnages n’ont pas de visage et sont assez statiques mais quelques petits détails et quelques mots suffisent pour raconter une histoire avec un humour subtil. Sur son site on peut voir l’évolution de son trait depuis quelques années. Les peintures sont nettement plus abstraites avec des compositions plutôt fortes. Verónica Blejman est publiée sur plusieurs sites et magazines autour du monde, elle a aussi participé à plusieurs expositions (individuelles et collectives) dans des galeries comme : The Gallery Base Elements (Esp), Crimson Gallery (Arg), Noventa Grados (Esp), Mau Mau (Esp), Kitchen Gallery (Esp), Artists love Barcelona (Esp), Contrast (Esp), & Sevilla Art Space (Arg)… Read this article in English.
En savoir plusKate Moross est une jeune graphiste et illustratrice basée à Londres où elle fît ses débuts en travaillant pour la scène musicale, dessinant à la main des flyers et créant d’uniques graphismes géométriques. A seulement 21 ans, son travail est remarquablement varié en style bien qu’invariablement efficace. Kate Moross se spécialise en direction artistique pour l’industrie musicale et a travaillé pour Allido Records (le label de Mark Ronson), Merok Records, Mystery Jets, Real Gold et elle a dessiné différentes choses pour Simian Mobile Disco, Telepathe, Punks Jump Up, The Teenagers et Les Petits Pilous. Kate Moross dirige un label de production Vinyl, Isomorph Records, qu’elle a créé afin de pousser plus loin la relation graphisme et musique. Elle a entre autres participé à des campagnes pour Cadburys, Sony, Zune, Ford et a créé sa propre ligne de vêtements chez Top Shop. Maintes fois publiée dans les meilleurs magazines graphiques. Il est possible d’acheter ses super T-shirts sur son site ! Kate Moross est représentée par Breed London. Read this article in English
En savoir plus
Akalmy.com est le potfolio de Philippe Doumbia. Ce directeur artistique travaille autant pour le print que pour le web, jouant aisément avec Flash et Action Script. Ses travaux mélangent la photo, la peinture et l’ordinateur. Certaines compositions ont un style délicieusement rétro, d’autres sont plus abstraites avec des matières uniques et de belles ambiances. Akalmy est également un blog très intéressant ainsi qu’un annuaire de ressources créatives. Read this article in English.
En savoir plusL’illustrateur Russe Fiodor Sumkin a été interviewé par partfaliaz en 2007 donc si vous suivez ce blog depuis un moment vous connaissez probablement son travail. Ses dessins sont malins et aussi très cool et en revoyant récemment son portfolio je me suis souvenu de son style (et ses idées) pour le portrait. Fiodor est a nouveau sous les lumières avec un projet intéressant pour l’agence de pub hollandaise Nothing. Cette agence créative créée par Michael Jansen et Bas Korsten (et basée à Amsterdam) a des bureaux peu ordinaires : ils sont construits quasi entièrement en carton ! Fiodor a été interrogé pour y dessiner des choses de son univers personnel sur les murs et sur les bureaux, mélangeant les références à la culture Russe, le fun et des idées plus responsables… ainsi Fiodor Sumkin est le premier a laisser sa belle trace de stylo sur le carton brun de Nothing. Vous pouvez en lire plus sur Creative Review. Read this article in English.
En savoir plusMark Todd a grandi en Californie avant de s’installer à New York où il a travaillé pour des clients comme Mtv, Coca-Cola, Sony Music, The New Yorker ou The MTA. En 2003, il retourne en Californie du sud où il enseigne au Art Center College of Design. Mark Todd crée de très cools illustrations, peintures et dessins. Il a aussi fait un travail de détournement de couvertures de BD (Voir : Exhibition) dont le résultat est remarquable. « Whatcha mean, What’s A Zine? », un livre sur la création de zines et de mini-comics, publié par Houghton Mifflin, est sorti en 2006. Son dernier livre, BAD ASSES, publié par Blue Q, est désormais en vente. Mark Todd est représenté par Bernstein and Andriulli. Read this article in English.
En savoir plusJoshua Davis est un artiste et designer New-Yorkais qui travaille pour des collectionneurs, des entreprises ou des institutions. Depuis 1995 Joshua Davis utilise l’ordinateur comme support pour ses projets qu’un récent « Profile Pro » d’Apple dévoilait avec beaucoup d’intérêt. Un des avantages du travail avec Joshua Davis Studios est la petite équipe dédiée à ses clients qui saura traduire ses besoins en une expérience dynamique. Joshua Davis expérimente pour le web, le print, la vidéo (ou des installations) avec une base de dessin à main levée conjugué à une intervantion sur ordinateur pour créer une quantité infini de compositions, chacune unique. Read this article in English.
En savoir plusAdrian Johnson est un illustrateur londonien qui cultive un style vintage très cool avec plein de bonnes idées dedans. Il y a beaucoup d’efficacité dans son travail avec un goût très précis pour les années 50 et 60. Adrian Johnson travaille pour la pub et la presse (pour des clients comme Mastercard, Canon, Giant Robot, Vodafone, ou Stussy). Il a également réalisé quelques publicités animées. Ses dessins sont forts, graphiques et superbement colorés ! Adrian Johnson est représenté par CIA (UK), Bernstein & Andriulli (USA) et Tiphaine (France). Une interview complète est dispo sur grainedit. Read this article in English.
En savoir plusMay 15th, 2008
Partfaliaz interview Leon Vymenets
Leon Vymenets pratique un art qui s’accorde avec son mantra de simplicité, de minimalisme et un sens de l’aventure semi-enfantin. Ses illustrations et dessins sont parfois « hermétiques », mais toujours bruts et spontanés. Découvrez cette sympathique personnalité, son goût pour l’expérimentation et son engagement en faveur de la scène artistique Canadienne.
Images courtesy of Leon Vymenets. All rights protected.
Tout d’abord, peux-tu nous parler de ton parcours: quand as-tu décidé d’être illustrateur et quels ont été tes « débuts artistiques »?
Cela a été progressif pour moi, j’ai toujours dessiné depuis le plus jeune âge, et l’art à toujours été une évidence dans ma vie – jusqu’à m’influencer sur divers aspects. Je me souviens avoir collaboré sur une illustration avec un copain de classe en cm2. Son nom est Dave, et il était excellent illustrateur, une sorte de prodige de mon point de vue ! Il m’a complètement influencé, et je n’ai jamais perdu cet élan un peu « brut » pour le dessin.
Ma mère a été très tôt d’une grande influence. Elle était ingénieur du son et faisait aussi des trucs dans la mode. Ma mère faisait toujours des croquis de mode, alors je crois que c’était un peu génétique d’aller vers une activité artistique.
Gamin, je lisais des magazines de skate, comme Thrasher Magazine et je pouvais passer des heures à mater le design des planches. J’étais hypnotisé par les graphismes, j’aimais beaucoup par exemple les design Nattas Panther pour Santa Monica Airlines Skateboards (SMA), les design Jim Thiebaud aussi pour SMA et les design Kevin Staab pour Sims Skateboards, c’était dingue – mais je pourrais en mentionner tellement… Donc je pense que ça aussi a joué un rôle pour me diriger vers les arts graphiques. A 18 ans j’ai créé ma propre marque de skate, dont je me suis occupé pendant 2 ans, en faisant tout du design de boards et T-shirts jusqu’à refourguer le tout dans les skate-shops. J’ai récemment dessiné une ligne de boards pour Vision Skateboards, qui appartient maintenant à une société de Toronto.
Qu’est-ce qui décrirait le mieux ton style?
Brut, minimaliste, diffuseur de conscience.
Ce qui influence ton style?
J’ai été pas mal influencé par ces T-shirts qui illustrent les connections entre le monde et les objets ou les idées. Un exemple dans le genre, c’est le travail de Michael Leons. Cela raisonne vraiment pour moi. Je suis très influencé par le monde physique autour de moi et la culture urbaine, qui est évidente dans la plupart de mes illustrations.
Tu es connu pour avoir un style brut, gestuel, qui correspond à une tendance profonde en typo comme en illustration aujourd’hui, pense-tu être « old school » ?
Oui, ça l’est, carrément. Pour moi, c’est ça le truc. C’est brut et inconscient. Je n’y pense même pas. Je me contente de coucher l’idée sur le papier. C’est quelque chose qui sort de mon esprit. Cela représente un gros morceau de ma vie “professionnelle”, qui est un peu entre l’art digital et le graphisme. j’ai besoin que ce soit aussi spontané. C’est un peu comme une libération mentale, qui me permet de m’éloigner un peu de l’art digital pour lequel j’ai été connu, qui représente aussi une part importante de ma vie professionnelle.
Utilises-tu beaucoup l’ordinateur ?
Il y a 6 ans je faisais beaucoup de 3D dans un style chaotique et j’ai eu un peu de succès avec ça, puis j’ai plutôt évolué vers un style analogique ou “old school”. Je scan mes dessins et je joue avec Photoshop parfois…
Tu as un très beau vélo « fixed gear », mais… tu as ajouté un frein ?
Les freins c’est bien ! Surtout en ville. J’adore faire du vélo – cela me met dans un état méditatif. Les vélos à pignon fixes peuvent être de très belles choses esthétiquement et ça me plait vraiment. Mes amis sont affolés que je sois excité par quelque chose comme une belle pédale Campagnolo ou un cadre Cinelli.
Quel travail fais-tu chez allmaple ? Comment es-tu contributeur ?
Cela fait maintenant plusieurs années que je suis rédacteur pour Allmapple.com. Je les aide pour organiser les hors-séries, pour éditer des articles ou des événements, et j’aide Eric Vardon (co-fondateur de Allmaple) avec des idées d’ordre stratégique pour le site et son évolution. Allmaple a bien évolué avec les années, et je suis très fier des numéros que nous avons réalisés jusqu’à maintenant. Nous avons interviewé beaucoup d’artistes très talentueux ainsi que des musiciens et nous avons créé des partenariats avec des gens extras. Allmaple va de mieux en mieux et c’est pourquoi j’apprécie tant de m’y impliquer régulièrement, et le fait que nous concentrons nos numéros sur les Canadiens est super… cela aide à booster la scène artistique Canadienne.
Tu as toujours vécu à Toronto ? Aimes-tu cette ville, est-ce un endroit créatif ?
Oui, j’ai passé la majeure partie de ma vie à Toronto. Je pense que Toronto devient un centre créatif plus qu’il ne l’a été par le passé. La ville s’enthousiasme pour les arts en partie grâce à nos « Nuits Blanches ». L’événement anime le centre ville avec des installations, des expos et autres. Nous avons également de super magasins d’art et galleries comme Magic Pony et Pixel Gallery/ F13 qui sont entièrement dédiées à l’art et au design.
Que penses-tu de ces 8 dernières années ?
je suis content d’être passé à travers avec peu d’égratignures.
As-tu des expos à venir, des projets pour le futur ?
J’ai créé récemment des shorts pour Rip Curl (Australie) à l’occasion d’une série confiée à des artistes. C’était génial de bosser avec eux. Il devrait y avoir bientôt une expo pour rassembler et présenter toutes les œuvres. Je travaille aussi sur une seconde édition de graphisme pour des T-shirts chez Graniph Japan.
Je suis un peu dans un état entre deux périodes… je cherche à apporter une nouvelle dimension à mes illustrations. Je ne sais pas trop encore vers quoi aller. Ca m’ennuie de faire trop longtemps la même chose. Je préfère tout arrêter et changer de vitesse pendant quelque temps pour méditer, penser à autre chose ou jouer de l’ukulele et écrire des chansons ou me mettre à fond dans une autre activité. Je cherche à faire le vide et quand je reviens à mes travaux, cela se traduit souvent par une évolution plutôt sympa…
Le site de Léon Vymenets
stereo-eros (travaux de 2005 à 2007)
Leon est éditeur de All Maple un magazine dédié aux arts canadiens
Les favoris de Léon
Musique J’écoute pas mal de rock indé tendznce folk comme Beirut, Robert Pollard, Goldfrapp, la liste peut s’allonger… et je cherche continuellement de nouveaux groupes à écouter. J’aime aussi un peu de hip hop ou du rap débile comme MF Doom, Aesop Rock, Deltron 3030 qui sont des artistes que je rentrerais dans ce genre de catégorie.
Films Made, 12 monkeys, the fountain, beautiful losers, Helvetica, science of sleep, amores peros, ou tout ce qu’a fait Wes Anderson ou Kevin Smith…
Emissions de TV : Curb Your Enthusiasm et Californication
Artistes Thomas Campbell, Barry Mcgee, Daniel Abramovich, Steven Harrington, Michael Leon, Cody Hudson, Lee Misenheimer, Linn Olofsdotter. Bien sûr la liste pourrait continuer encore et encore…
5 Septembre 2007
Partfaliaz interview Fiodor Sumkin
Le Biélorusse Fiodor Sumkin a vécu en Russie, en Italie et travaille désormais à Amsterdam, où cet illustrateur et dessinateur de typo produit de superbes œuvres dessinées, fidèle à son style oldschool, et avec une intéressante personnalité.
A 19 ans tu es DA pour un magazine assez connu à Moscou et à 21 ans tu crées ta propre agence, ensuite tu es à nouveau DA en Italie et finallement illustrateur à Amsterdam, je suppose qu’il t’a fallu pas mal de passion et de détermination, mais qu’est-ce qui t’a décidé à te diriger vers le graphisme ? Comment as-tu choisi cette voie ?
Je suis né en Union Soviétique, et d’un point de vue « visuel » mon enfance a été très monotone et ennuyeuse : tout le monde portait les même vêtements, et toutes les voitures ressemblaient à des chars d’assaut… De façon générale, tout autour de moi était gris ou noir et blanc… La première fois que j’ai vu une Mercedes j’avais 12 ans. C’était en 1990, et le bon vent de la Perestroika était arrivé dans notre petite ville de province. Nous avons pu échanger nos biens de valeurs… On a échangé Cosmos et Yuri Gagarin, Olympic Mishka et Matreshka pour des cigarettes Americaines, du Mc’Do et de la bière en cannettes. Bien sur, aujourd’hui je comprends que l’échange n’était pas très équitable… (demandez à n’importe quel adolescent ce qu’il préfère le plus — une conférence au sujet de Lenin, ou des baskets et une Play-Station.) A cette époque, les paquets de cigarettes et les canettes de bière importées étaient pour moi comme un miracle. Avec mes copains d’école on collectionnait les différents paquets et canettes. J’avais la plus belle collection parce que ma maison était juste à côté d’un hôtel pour les étrangers, et tous les soirs j’allais fouiller les poubelles. Cependant quelques années plus tard mes parents ont commencé à pouvoir se rendre en Pologne et ont ramené des magazines de mode… qui me semblait provenir d’une autre planète.
A l’âge de 19 ans j’ai remporté un appel d’offre pour le design d’un magazine et il m’ont proposé un poste de directeur artistique. Tout cela est probablement arrivé grâce aux collections de paquets de cigarettes et de cannettes. A cette époque j’avais déjà eu une expérience des logiciels graphiques parce que lorsque j’ai quitté l’école, à 16 ans, j’ai eu l’occasion de travailler dans un petit studio de graphisme.
Ainsi, Mr. Gorbachev, la Perestroika et la chute du mur de Berlin sont intimement liés avec le graphic design dans ma vie.
Pourquoi « opera 78″ ?
Opera est un mot italien pour « travail » qui signifie “œuvre” - un’opera d’arte par exemple – alors que « 78″ c’est simplement parce que je suis né en 1978.
Ton travail est puissant et très personnel mais aussi universel, as-tu le sentiment de mixer les cultures dans ton art ?
Oui, mais… en fait, je n’ai pas encore vraiment créé quelque chose de valable… Quand je travaillais à Moscou j’étais très inspiré par le design hollandais et américain. J’ai eu plus d’intérêt a adopter des cultures étrangères plutôt que la mienne (on veut toujours ce que l’on n’a pas).
Maintenant, après avoir vécu plusieurs années en Europe j’aimerais mieux étudier l’histoire et la culture de mon pays. C’est seulement après cela qu’il sera possible de combiner différents styles, adapter des choses oubliées et leur donner une nouvelle forme… Je veux dire que pour créer quelque chose de vraiment bien tu dois connaître ton sujet.
Qu’est-ce qui t’inspire ? Quelles sont tes influences ?
Mes influences… c’est absolument tout depuis la fin des années 60 / début 70 : art, musique, film… Quand je regarde de vieux films, avant tout j’aime les acteurs… ils ont des visages plus humains, un peu naïfs. Je ne vois plus cela aujourd’hui. Pareil pour la musique ou les magazines, et partout. Maintenant tout le monde utilise des ordinateurs parce que c’est plus rapide et plus facile … mais tout devient plat, faux, pas sincère.
Par exemple, je ne suis pas sûr que les derniers magazines de mode soient aussi révolutionnaires que l’étaient Avant-Garde magazine ou Playboy à la fin des sixties.
Et même en considérant tous les avantages de la photo numérique, cela n’a pas autant de vie que les photos noir et blanc argentiques.
Donc, tout ce qui est réel et naturel m’inspire… Nous avons peu de choses avec une âme qui restent au long de notre vie.
Ton art est-il un reflet de ton style de vie ? Comment le définirais-tu ?
Bien sûr. L’Art donne un sens à ma vie quelque soit mon activité – graphic design, peinture ou illustrations de commande. Avoir du cœur est la chose principale pour un artiste de mon point de vue. C’est probablement la raison pour laquelle autant de gens sont pauvres et ont des difficultés à vivre. Je crois personnellement que tout le monde ne naît pas pour travailler dans un bureau ou même pour vendre ses posters et T-shirts afin de survivre. Dans cette profession, la chance joue un rôle important. Personne ne peut garantir que ton talent sera apprécié et récompensé.
Tes peintures sont appréciées par des collectionneurs à travers le monde, fais-tu aussi des expositions ?
Lorsque je vivais en Italie, j’ai souvent fait des expos… Maintenant je fais plus d’illustrations que de peintures… donc les expos sont différentes. Ce sont principalement des expos collectives dans différentes galleries d’art où sont vendus des posters et des T-shirts. Ce serait très intéressant de voir ces peintures que j’ai fait il y a 3 ou 4 ans. C’était des choses originales… une sorte de web-design sur toile. Je reprendrai probablement la peinture à nouveau. J’ai encore deux boites d’huile et de l’acrylique…
Sur quel projet travaille-tu actuellement ?
Je travaille actuellement sur un projet qui s’appelle EcoPera. Après ma dernière visite à Paris, en Juin, j’ai décidé d’arrêter de passer tout mon temps libre seulement sur des créations d’illustrations de self-promotion. Désormais je veux trouver une façon sympa d’être plus utile pour la société. Puisque je connais pas mal de gens qui travaillent pour des organisations à but non lucratif dont le but est de résoudre des problèmes écologiques ou protéger la vie sauvage, pourquoi ne pas essayer de combiner art et écologie?
EcoPera est consacré à la crise mondiale de l’eau et à l’écologie en général… Je prévois de préparer une série de 30 illustrations et j’espère que ce sera quelque chose de particulier, c’est à dire pas comme les publicités sociales ou environnementales payées par le gouvernement. D’ailleurs c’est un projet permanent – je travaille dessus dès que j’ai du temps libre… Il est possible que je fasse une exposition dans un futur proche, qui sait…
Qu’y a t’il de nouveau dans les demandes de tes clients, et quelles tendances vois-tu émerger ?
J’ai plus de commande en calligraphie, en composition typo et typographie en général. Finalement j’étudie Font Lab pour pouvoir créer mes propres fontes. Si l’année dernière j’avais une fonte en développement, cette année j’en ai quinze. Malheureusement je ne trouve pas le temps pour digitaliser tous les caractères, cela sera fait probablement cet automne….
Actuellement, j’aime dessiner les fontes à la main… En général, j’ai un style « old school » partout où c’est possible. Picasso a dit un jour : “Les ordinateurs sont inutiles. Ils ne peuvent donner que des réponses.” Beaucoup de mes clients semblentt d’accord avec cela. Par exemple, je travaille fréquemment pour Mr. Hyde, Paris (réalisation de courts-métrages), l’agence d’illustrateurs hollandaise « Unit », la compagnie Aeroflot, les magazines Esquire, Rolling Stone… et ils me commandent principalement de la calligraphie.
Fiodor est représenté par Unit-CMA
Films favoris :
il Portiere di notte (1974, Liliana Cavani)
Turks fruit (1973, Paul Verhoeven)
il Conformista (1970, Bernardo Bertolucci),
Quiet Days in Clichy, (1970, Jens Jørgen Thorsen)
musique :
Bob Dylan, The Doors, Deep Purple, Smokie, Bee Gees.
design :
Beatles’ movie Yellow Submarine (1968, George Dunning),
Citroën DS, 1960′s telephone Ericofon (Cobra), JVC videosphere television.
lieux :
Paris: Colette, Palais de Tokyo, Pompidou Centre
Amsterdam: Stedelijk Museum, New Zeeburg area…
Milan: Navigli and Brera Area
Rome: Porte Portese, Lungotevere, cafe Doppio Zeroo
livres de design :
« Summer of Love: Arto of the Psychedelic Era », Tate Publishing, 2005.
House Industries, Die Gestalten Verlag, 2004,
Type One, Die Gestalten Verlag, 2004,
Büro Destruct II, Die Gestalten Verlag, 2003,
Los Logos, Die Gestalten Verlag, 2002,
« Signwork: a craftsman’s manual », Bill Steward, 1984.
et aussi…
« The Elements of Typographic Style », Robert Bringhurst, (Russian edition with endnotes by Vladimir Efimov) 2006,
« Book of Letters From Аа to Яя. » Yuri Gordon, 2006.

























