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17 Septembre 2007

Partfaliaz interview Shen Wei

Le photographe chinois Shen Wei, basé à New York City, est un représentant des portraitistes modernes américains. Ces photos ont fait l’objet de beaucoup d’attention ces derniers mois avec de belles expositions, des récompenses et aussi différentes publications. Son travail sur le portrait soulève des questions sur la nature humaine, les émotions, les sentiments, l’instinct et l’identité.

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En 2006, JM Colberg (auteur de l’influent blog « Conscientious » spécialiste de la photo d’art) t’a sélectionné comme étant l’un des trois photographes de l’année. Raconte nous un peu ton histoire, quand as-tu commencé la photo, et où ? Quand es-tu arrivé aux USA ?
J’ai été très surpris et honoré d’être nommé « photographe de l’année » par « Conscientious ». Mr. Colberg joue certainement un rôle important dans la découverte de jeunes talents. Il m’a vraiment aidé a exposer mon travail à un plus grand public.
Je suis né et j’ai grandi à Shanghai, en Chine. Je n’ai pas commencé la photo avant d’arriver aux USA en 2000. Avant cela je n’avais même jamais touché un réflex, c’était considéré comme un grand luxe en Chine lorsque j’étais jeune.

Quelle formation as-tu ?
Mes premières études, c’était au Shanghai Light Industry College, où j’ai étudié les arts décoratifs et le design. J’ai principalement travaillé comme graphiste dans la pub après mon premier diplôme et j’ai toujours souhaité créé mon propre travail.
Quand je suis arrivé au Minneapolis College of Art and Design, je suis tout de suite tombé amoureux de la photo, j’ai donc décidé sérieusement de suivre une carrière de photographe et j’ai reçu mon BFA et plus tard un Master of Fine Art degree en photographie à la School of Visual Arts de New York.

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Quel est ton opinion au sujet de la photo numérique ? Est-ce que tu t’intéresses aux questions techniques ? Es-tu intéressé par le graphisme en général ?
J’ai des sentiments partagés au sujet de la photo numérique. Cela dépend du degré d’intervention sur l’image. J’utilise Photoshop pour corriger les couleurs de mes images et c’est tout, je ne change rien d’autre sur mes images. Je ne suis pas fan de la retouche numérique, comme ces images presque complètement refaites sur ordinateur. Mais d’un autre côté j’adore l’art numérique.

Ton travail de portrait est très sensible, c’est un travail sur les émotions, l’identité. Quand tu vivais en chine, te rappelles-tu avoir été curieux des gens, et peut-être de psychologie ? Est-ce que tu avais une idée du travail que tu allais faire ?
J’ai toujours été curieux de psychologie, même étant jeune. Je me souviens avoir lu beaucoup de roman chinois ayant une trame psychologique étant ado. “Le rêve de la chambre rouge” était mon favorit, malheureusement je n’en connais pas de bonne traduction. Je suis une personne très émotive, et je suis curieux de tout, spécialement des gens.
Il y a seulement 10 ans je n’aurais même pas imaginé pouvoir être photographe. J’ai toujours pensé que je finirais homme d’affaires.

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Je crois que ton travail est absolument « universel ». Je voulais savoir si tu diriges tes modèles où si tu laisses les choses se passer naturellement ?
Et bien… j’aime le mot “universel”. C’est ce que j’essaie de faire à travers mes projets. Je veux créer des images dont chacun peut se rapprocher. J’aime faire des images visuellement claires et simples mais plus complexes en profondeur. Le plus souvent j’évite de diriger mes modèles, je suis juste patient et je communique avec eux, de façon à ce qu’ils s’ouvrent à moi naturellement.

Comment est venu l’idée de « almost naked » ?
Je n’ai pas eu de nom pour ce projet pendant longtemps. Je pensais qu’il n’avait pas de thème spécifique. Plus tard, avec une plus grande quantité de travaux, ce que j’essayais de montrer avec ces portraits m’a paru plus évident. C’est comme cela qu’est arrivé “Almost Naked” (presque nu), qui s’exprime à la fois physiquement et psychologiquement.

As-tu déjà travaillé pour la presse ? Est-ce que tu accepterais une commande à la manière de « almost naked » pour le portrait d’une célébrité dans un magazine ?
Non, je n’ai jamais sérieusement travaillé pour la presse, mais j’ai fait quelques prises de vue pour de petits magazines à l’Université. Mais j’accepterais une commande de portrait si l’occasion se présente.

Qu’est-ce qui t’inspire dans la vie de tous les jours ?
Les gens ordinaires.

Sur quoi travaille-tu actuellement ?
Je travaille toujours sur « Almost Naked », je veux continuer à le photographier jusqu’à ce que je sente que c’est assez. Mais je pense que ce n’est pas loin. A côté de cela je photograpie des paysages de temps en temps, j’aimerais faire une sélection dans un avenir proche qui alternerait portraits et paysages pour montrer une vision plus complète de « Almost Naked ». J’ai aussi fait un reportage intitulé « concubines de New-York » au sujet des artistes d’opéra chinois à New-York. Bien qu’il ait reçu quelques prix et distinctions, je le considère toujours comme un projet expérimental et concentre toute mon énergie sur « Almost Naked ». J’ai toujours des idées face à des sujets intéressants, et je prends des photos dès que j’en ressents l’intérêt, ainsi j’ai beaucoup de travaux qui ne font pas partie d’un projet précis. J’ai toujours le souhait d’avoir un projet au sujet de la Chine.

Quelles tendances vois-tu émerger dans la photographie d’art ?
Et bien… par où commencer ?
Je pense qu’il y a des tendances dans tous les styles de photos. Une tendance qui m’intéresse particulièrement c’est la photo de paysage architecturaux en Chine, as-tu remarqué qu’on les voit partout ? J’adore ce sujet, au moins il y a quelqu’un qui photographie la Chine.

Le site de Shen Wei
Son blog
« A conversation with Shen Wei » par Jörg Colberg (6 Juillet 2006).

Les favoris de Shen Wei

Je suis un grand fan de violon, Itzhak Perlman, Jascha Heifetz, Maxim Vengerov, Nigel Kennedy sont parmi mes violonistes favoris. J’aime tellement le violon que j’ai commencé à prendre des cours. J’aime aussi toute sorte de cinéma, particulièrement les films chinois contemporains et les films indépendants européens, parfois je loue un Bollywood musical ou une comédie américaine.

© All images by courtesy of ShenWei
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May 15th, 2008

Partfaliaz interview Leon Vymenets

Leon Vymenets pratique un art qui s’accorde avec son mantra de simplicité, de minimalisme et un sens de l’aventure semi-enfantin. Ses illustrations et dessins sont parfois « hermétiques », mais toujours bruts et spontanés. Découvrez cette sympathique personnalité, son goût pour l’expérimentation et son engagement en faveur de la scène artistique Canadienne.

Images courtesy of Leon Vymenets. All rights protected.

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Tout d’abord, peux-tu nous parler de ton parcours: quand as-tu décidé d’être illustrateur et quels ont été tes « débuts artistiques »?
Cela a été progressif pour moi, j’ai toujours dessiné depuis le plus jeune âge, et l’art à toujours été une évidence dans ma vie – jusqu’à m’influencer sur divers aspects. Je me souviens avoir collaboré sur une illustration avec un copain de classe en cm2. Son nom est Dave, et il était excellent illustrateur, une sorte de prodige de mon point de vue ! Il m’a complètement influencé, et je n’ai jamais perdu cet élan un peu « brut » pour le dessin.
Ma mère a été très tôt d’une grande influence. Elle était ingénieur du son et faisait aussi des trucs dans la mode. Ma mère faisait toujours des croquis de mode, alors je crois que c’était un peu génétique d’aller vers une activité artistique.
Gamin, je lisais des magazines de skate, comme Thrasher Magazine et je pouvais passer des heures à mater le design des planches. J’étais hypnotisé par les graphismes, j’aimais beaucoup par exemple les design Nattas Panther pour Santa Monica Airlines Skateboards (SMA), les design Jim Thiebaud aussi pour SMA et les design Kevin Staab pour Sims Skateboards, c’était dingue – mais je pourrais en mentionner tellement… Donc je pense que ça aussi a joué un rôle pour me diriger vers les arts graphiques. A 18 ans j’ai créé ma propre marque de skate, dont je me suis occupé pendant 2 ans, en faisant tout du design de boards et T-shirts jusqu’à refourguer le tout dans les skate-shops. J’ai récemment dessiné une ligne de boards pour Vision Skateboards, qui appartient maintenant à une société de Toronto.

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Qu’est-ce qui décrirait le mieux ton style? 
Brut, minimaliste, diffuseur de conscience.

Ce qui influence ton style? 
J’ai été pas mal influencé par ces T-shirts qui illustrent les connections entre le monde et les objets ou les idées. Un exemple dans le genre, c’est le travail de Michael Leons. Cela raisonne vraiment pour moi. Je suis très influencé par le monde physique autour de moi et la culture urbaine, qui est évidente dans la plupart de mes illustrations.

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Tu es connu pour avoir un style brut, gestuel, qui correspond à une tendance profonde en typo comme en illustration aujourd’hui, pense-tu être « old school » ?
Oui, ça l’est, carrément. Pour moi, c’est ça le truc. C’est brut et inconscient. Je n’y pense même pas. Je me contente de coucher l’idée sur le papier. C’est quelque chose qui sort de mon esprit. Cela représente un gros morceau de ma vie “professionnelle”, qui est un peu entre l’art digital et le graphisme. j’ai besoin que ce soit aussi spontané. C’est un peu comme une libération mentale, qui me permet de m’éloigner un peu de l’art digital pour lequel j’ai été connu, qui représente aussi une part importante de ma vie professionnelle.

Utilises-tu beaucoup l’ordinateur ?
Il y a 6 ans je faisais beaucoup de 3D dans un style chaotique et j’ai eu un peu de succès avec ça, puis j’ai plutôt évolué vers un style analogique ou “old school”. Je scan mes dessins et je joue avec Photoshop parfois…

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Tu as un très beau vélo « fixed gear », mais… tu as ajouté un frein ?
Les freins c’est bien ! Surtout en ville. J’adore faire du vélo – cela me met dans un état méditatif. Les vélos à pignon fixes peuvent être de très belles choses esthétiquement et ça me plait vraiment. Mes amis sont affolés que je sois excité par quelque chose comme une belle pédale Campagnolo ou un cadre Cinelli.

Quel travail fais-tu chez allmaple ? Comment es-tu contributeur ?
Cela fait maintenant plusieurs années que je suis rédacteur pour Allmapple.com. Je les aide pour organiser les hors-séries, pour éditer des articles ou des événements, et j’aide Eric Vardon (co-fondateur de Allmaple) avec des idées d’ordre stratégique pour le site et son évolution. Allmaple a bien évolué avec les années, et je suis très fier des numéros que nous avons réalisés jusqu’à maintenant. Nous avons interviewé beaucoup d’artistes très talentueux ainsi que des musiciens et nous avons créé des partenariats avec des gens extras. Allmaple va de mieux en mieux et c’est pourquoi j’apprécie tant de m’y impliquer régulièrement, et le fait que nous concentrons nos numéros sur les Canadiens est super… cela aide à booster la scène artistique Canadienne.

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Tu as toujours vécu à Toronto ? Aimes-tu cette ville, est-ce un endroit créatif ? 
Oui, j’ai passé la majeure partie de ma vie à Toronto. Je pense que Toronto devient un centre créatif plus qu’il ne l’a été par le passé. La ville s’enthousiasme pour les arts en partie grâce à nos « Nuits Blanches ». L’événement anime le centre ville avec des installations, des expos et autres. Nous avons également de super magasins d’art et galleries comme Magic Pony et Pixel Gallery/ F13 qui sont entièrement dédiées à l’art et au design.

Que penses-tu de ces 8 dernières années ?
je suis content d’être passé à travers avec peu d’égratignures.

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As-tu des expos à venir, des projets pour le futur ?
J’ai créé récemment des shorts pour Rip Curl (Australie) à l’occasion d’une série confiée à des artistes. C’était génial de bosser avec eux. Il devrait y avoir bientôt une expo pour rassembler et présenter toutes les œuvres. Je travaille aussi sur une seconde édition de graphisme pour des T-shirts chez Graniph Japan.
Je suis un peu dans un état entre deux périodes… je cherche à apporter une nouvelle dimension à mes illustrations. Je ne sais pas trop encore vers quoi aller. Ca m’ennuie de faire trop longtemps la même chose. Je préfère tout arrêter et changer de vitesse pendant quelque temps pour méditer, penser à autre chose ou jouer de l’ukulele et écrire des chansons ou me mettre à fond dans une autre activité. Je cherche à faire le vide et quand je reviens à mes travaux, cela se traduit souvent par une évolution plutôt sympa…

Le site de Léon Vymenets
stereo-eros (travaux de 2005 à 2007)
Leon est éditeur de All Maple un magazine dédié aux arts canadiens

Les favoris de Léon

Musique J’écoute pas mal de rock indé tendznce folk comme Beirut, Robert Pollard, Goldfrapp, la liste peut s’allonger… et je cherche continuellement de nouveaux groupes à écouter. J’aime aussi un peu de hip hop ou du rap débile comme MF Doom, Aesop Rock, Deltron 3030 qui sont des artistes que je rentrerais dans ce genre de catégorie.
Films Made, 12 monkeys, the fountain, beautiful losers, Helvetica, science of sleep, amores peros, ou tout ce qu’a fait Wes Anderson ou Kevin Smith…
Emissions de TV : Curb Your Enthusiasm et Californication
Artistes Thomas Campbell, Barry Mcgee, Daniel Abramovich, Steven Harrington, Michael Leon, Cody Hudson, Lee Misenheimer, Linn Olofsdotter. Bien sûr la liste pourrait continuer encore et encore…

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9 Janvier 2008

Partfaliaz interview Jokemijn

Jokemijn fraîchement diplômée de l’école St. Lucas (Belgique) en graphisme vient d’apparaître sur internet avec « 10 000 spoons », un portfolio prometteur avec de beaux travaux d’école et un très intéressant journal photo.

Images courtesy of Jokemijn. All rights protected.

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Bonjour Jokemijn, peux-tu te présenter ?
J’ai été diplômée à St. Lucas l’été dernier. Après 4 super années, j’ai le grand honneur de pouvoir m’appeler « Maître en graphisme et typographie ». J’habite un peu partout en Belgique. En étudiant à Gand, j’ai pu remarquer combien notre pays est petit et comme il est étrange d’avoir autant de différences entre provinces. Actuellement je vis à Leuven et j’ai 22 ans, mais tout cela devrait changer dans un futur proche.

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My soul is a conference pear

La Belgique est au carrefour de l’Europe, penses-tu que ce soit un endroit intéressant pour le graphisme et la communication culturelle ?
Je pense qu’en matière de graphisme la Belgique a toujours été le petit frère de la Hollande. Les hollandais ont une histoire dans laquelle le graphisme a eu le temps de se développer et gagner du respect. Chez nous, un designer est encore trop souvent quelqu’un qui veut te vendre quelque chose qu’il aime à un coût élevé. Aujourd’hui, tout le monde a un PC avec des typos sympas. Les clients savent souvent ce qu’ils veulent, ils ont juste besoin de quelqu’un pour que ça marche. Mais cela a aussi un aspect positif, les choses évoluant progressivement, il devrait y avoir beaucoup de travail dans ce domaine en belgique.

Comment es-tu arrivée au graphisme ? Quel est ton intérêt pour l’art ?
Je pense que je ne savais pas vraiment ce qu’était le graphisme, je m’en suis rendu compte en seconde année, il est apparu que j’aimais vraiment cela. J’ai alors eu une étrange préférence pour le graphisme plutôt que pour l’art. J’adore lorsque les choses sont fonctionnelles, lorsque je suis capable d’en comprendre les raisons. Lorsque les choses trouvent leur place subtilement, plutôt qu’en dominant tout de leur présence.

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Terra incognita

Que peux-tu nous dire de tes études à St-Lucas ? C’était comment ? Quel savoir-faire as-tu appris ?
La première fois que je suis arrivée à St.Lucas j’étais très impressionnée par le bâtiment, je souhaitais vraiment passer mes 4 prochaines années là-bas. J’ai progressivement découvert mes profs et leur mode de pensée. Jan et Randoald (et Inge et Michael) m’ont principalement appris que les coïncidences sont de bonnes choses, et que les contrastes (par exemple un grand format pour un travail plus sensible, une typo italique dans une situation inattendue) ajoute un intérêt à ton travail. Parler avec eux au sujet de tes réalisations n’a jamais été une conversation moyenne, ils ne restaient jamais collé à un détail, et quelque soient leurs propos, tu avais toujours le sentiment que c’était utile. D’une façon très subtile, ils essayaient de développer ton style personnel.

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10 minutes in my mind

J’aime beaucoup le nom de ton site : 10 000 spoons (10 000 cuillères). Pourquoi l’avoir choisi ? Que signifie-t-il pour toi ?
Je ne veux pas être moyenne, je préfère être un couteau dans un monde de cuillères. (ce nom vient de l’expression « It’s like 10000 spoons when all you need is a knife » : « c’est comme 10 000 cuillères lorsque tu as besoin d’un couteau » ndlr)

Tu as un très beau journal photo, sur quoi d’autre aimes-tu travailler ? Illustration, photo, design, conception ?
La conception est mon jeu favori. Je ne peux commencer quelque chose sans l’avoir d’abord entièrement pensé. S’assurer que tout convienne, trouver des solutions qui ne ressemblent pas à des solutions mais plutôt à une part essentielle de l’œuvre. C’est structurer l’information, trouver son chemin dans le chaos.

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The white raven

Où trouves-tu l’inspiration ?
Partout. Depuis la façon dont les gens bougent jusqu’à la structure de la musique, tout peut avoir un intérêt. C’est une chaîne de pensée. Je suis souvent impressionnée par le travail d’autres graphistes. J’adore chercher la façon dont les gens pensent.

Quel sera ton prochain projet ?
J’aimerais trouver le temps de reprendre mon appareil et prendre des photos.

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Les favoris de Jokemijn

Groupe favorite
An Pierlé & white velvet

Film favori
Eternal Sunshine of the Spotless mind, Le fabuleux destin, House of flying daggers, Dogville, Memento, Big Fish, Me and You and Everyone we know

Artiste favori
Irma Boom, Sara de Bondt, Mark Farrow, sarah Gerats, Ryan McGinley, Daniel Eatock, Karel Martens, Michel Gondry, Woestijnvis, Sagmeister, Rene Knip

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Jake Banks en tournage à Paris avec le « Milo Motion Control system ».
1er Novembre 2007

Partfaliaz interview Jake Banks, Directeur de création et fondateur de Stardust Studios

Stardust est une société de production créative et souvent primée, spécialisée en motion design, animation, effets spéciaux et émissions « live ». Dirigé par Jake Banks, les bureaux de Stardust à Santa Monica et New York redéfinissent continuellement la création de publicités, clips vidéo et présentations. Leurs récentes réalisations incluent des projets pour des agences de pub, des marques et des artistes parmi les plus grands.

Images courtesy of Stardust Studios. All rights protected.

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Hugo Boss Green pour Callegari Berville Grey via Les Télécréateurs et Ressource Paris.

Peux-tu nous présenter Stardust Studios ?
Étant étudiant à l’Otis College of Art and Design de Los Angeles, je me suis dirigé vers le graphic design et l’animation. Lorsque j’ai été diplômé en 1995 et fraîchement à la recherche d’un emploi à LA, le marché du travail était alors très marqué par la révolution micro-informatique dans le design et l’apparition de nouveaux logiciels comme Adobe After Effects. Assez naturellement, en travaillant avec les principales sociétés de motion graphic à LA, j’ai eu la chance de pouvoir contribuer à façonner le terrain du motion design à ses débuts. J’ai atteri à Fuel en 1998 comme un de leurs tous premiers designers, et j’ai commencé à prendre mon indépendance en 2000, pour créer Stardust en Mai 2002. Aujourd’hui, Stardust est une société de production créative et plusieurs fois primée, spécialisée en motion design, animation, effets spéciaux et tournages « live ». Nos studios de Santa Monica et New York ont pour but de continuellement renouveler la création de publicités, d’émissions, de clips et de présentations vidéos. Nos travaux récents inclus des projets pour des agences de pub, des marques et des artistes parmi les plus grands.

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Stardust Studios a récemment produit de superbes publicités pour le New York Stock Exchange via l’agence Fallon (Minneapolis).

Combien de permanents Stardust emploie-t’elle ? Combien de directeurs artistiques, de designers, d’animateurs ?
La réponse à cette question change chaque jour, mais nous sommes environ 20 dans chaque bureau, avec deux directeurs de création à LA et un à New York, et cinq ou six directeurs artistiques sur chaque côte.

Tu as dit que le nouveau business model consiste à concentrer les talents et les possibilités en un seul endroit (c’est bien sûr le grand intérêt des ordinateurs personnels dans les métiers de production). Est-ce que l’efficacité vient aussi du fait que des teams seniors soient très habitués à travailler ensemble, de façon à produire très rapidement les meilleurs projets ? Y a-t’il nécessairement une complicité à trouver dans les petites équipes ?
Si tu as les bons talents de création et de production rassemblés, et qu’ils ont de bonnes habitudes de collaboration, c’est évidemment le meilleur scénario pour produire un résultat brillant.

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Scene from Pepsi « Photo Booth », project for BBDO New-York.

Est-ce que Stardust a des process de management particuliers pour l’innovation ?
Une recherche solide et beaucoup d’expérimentation en amont sont cruciales, puisque cela donne le ton de tout projet.

Stardust est une société très innovante mais il semble que les styles sympas se répandent rapidement pour être ensuite copiés partout dans le monde. Il est donc nécessaire de se renouveler. Comment s’effectuent les veilles de tendances dans votre activité ?
Essenciellement, nous créons un projet après l’autre qui nous inspire et amène nos talents à un nouveau niveau et dans des directions différentes, nous faisons en sorte de redéfinir notre esthétique et nos idées dans un sens qui nous plaise ainsi qu’à nos clients. Plus spécifiquement, chaque personne de nos équipes à ses propres façons de rechercher et mettre à jour ses perspectives, de la sorte il est peu de chose qui se passe dans l’univers du design et qui ne parvienne à nous d’une façon ou d’une autre.

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Image d’un nouveau set d’animation HD pour Pontiac via Leo Burnett Detroit.

Stardust a un superbe portfolio de publicités montrant la maîtrise de toute sorte d’effets (collage, 3D, 2D,…), y a-t’il une tendance de style dont tu peux nous faire part ?
Dans les années à venir, selon mon opinion, les gens ne rechercheront pas d’effets ou de typographie générés par ordinateur, ils chercheront plus de nouveaux types de travaux traditionnels reflétant plus l’histoire de l’art et du design ou l’expérimentation de nouvelles cultures; cela sera plus un grand mélange de différentes cultures et de différents supports.

Je crois que les storyboards ne sont plus fait à la main en raison de la sophistication des concepts. Cependant quel est le degré de sophistication nécessaire à une presentation client ? Qu’est-il montré à ce stade et combien de temps cela prend-il de juste préparer un projet en réponse à un appel d’offre ?
La seule nécessité de nos storyboards est simplement de refléter efficacement les idées et les styles que nous avons en tête pour un projet donné. Évidemment, cela signifie que certains projets nécessitent des storyboards plus sophistiqués que d’autres. Si vous regardez les travaux finalisés de stardust cela vous donnera une idée assez précise des storyboards qui auront été nécessaires…

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Panasonic « Colourful Wonderful » pour Bensimon Byrne, Toronto.

L’ancien site Stardust.tv était superbe, pourquoi l’avoir refait ?
Merci pour ce compliment sur notre ancien site, j’espère que tu aimes aussi le nouveau. Le but en redessinant ce site était essentiellement de mieux représenter le travail de la société. Nous sommes très fiers de notre contenu et de nos créations aussi nous avons pensé que ce nouveau look en ferait une meilleure présentation. Les feedbacks montrent que beaucoup de gens sont d’accord avec nous.

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Projet HP « serena » pour Goodby, Silverstein & Partners.

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Merci pour cette question. Nous travaillons essentiellement sur des publicités pour de grandes agences internationales, ainsi que sur des installations vidéo de très haut niveau et d’autres projets intéressants. Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure, et nous apprécions votre intérêt.

Merci Jake, et merci à Roger Darnell qui a rendu possible cette interview.

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5 Septembre 2007

Partfaliaz interview Fiodor Sumkin

Le Biélorusse Fiodor Sumkin a vécu en Russie, en Italie et travaille désormais à Amsterdam, où cet illustrateur et dessinateur de typo produit de superbes œuvres dessinées, fidèle à son style oldschool, et avec une intéressante personnalité.

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A 19 ans tu es DA pour un magazine assez connu à Moscou et à 21 ans tu crées ta propre agence, ensuite tu es à nouveau DA en Italie et finallement illustrateur à Amsterdam, je suppose qu’il t’a fallu pas mal de passion et de détermination, mais qu’est-ce qui t’a décidé à te diriger vers le graphisme ? Comment as-tu choisi cette voie ?
Je suis né en Union Soviétique, et d’un point de vue « visuel » mon enfance a été très monotone et ennuyeuse : tout le monde portait les même vêtements, et toutes les voitures ressemblaient à des chars d’assaut…  De façon générale, tout autour de moi était gris ou noir et blanc… La première fois que j’ai vu une Mercedes j’avais 12 ans. C’était en 1990, et le bon vent de la Perestroika était arrivé dans notre petite ville de province. Nous avons pu échanger nos biens de valeurs… On a échangé Cosmos et Yuri Gagarin, Olympic Mishka et Matreshka pour des cigarettes Americaines, du Mc’Do et de la bière en cannettes.  Bien sur, aujourd’hui je comprends que l’échange n’était pas très équitable… (demandez à n’importe quel adolescent ce qu’il préfère le plus — une conférence au sujet de Lenin, ou des baskets et une Play-Station.) A cette époque, les paquets de cigarettes et les canettes de bière importées étaient pour moi comme un miracle. Avec mes copains d’école on collectionnait les différents paquets et canettes. J’avais la plus belle collection parce que ma maison était juste à côté d’un hôtel pour les étrangers, et tous les soirs j’allais fouiller les poubelles. Cependant quelques années plus tard mes parents ont commencé à pouvoir se rendre en Pologne et ont ramené des magazines de mode… qui me semblait provenir d’une autre planète.    
A l’âge de 19 ans j’ai remporté un appel d’offre pour le design d’un magazine et il m’ont proposé un poste de directeur artistique. Tout cela est probablement arrivé grâce aux collections de paquets de cigarettes et de cannettes. A cette époque j’avais déjà eu une expérience des logiciels graphiques parce que lorsque j’ai quitté l’école, à 16 ans, j’ai eu l’occasion de travailler dans un petit studio de graphisme.
Ainsi, Mr. Gorbachev, la Perestroika et la chute du mur de Berlin sont intimement liés avec le graphic design dans ma vie.

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Pourquoi « opera 78″ ?
Opera est un mot italien pour « travail » qui signifie “œuvre” - un’opera d’arte par exemple – alors que « 78″ c’est simplement parce que je suis né en 1978.

Ton travail est puissant et très personnel mais aussi universel, as-tu le sentiment de mixer les cultures dans ton art ?
Oui, mais…  en fait, je n’ai pas encore vraiment créé quelque chose de valable… Quand je travaillais à Moscou j’étais très inspiré par le design hollandais et américain. J’ai eu plus d’intérêt a adopter des cultures étrangères plutôt que la mienne (on veut toujours ce que l’on n’a pas). 
Maintenant, après avoir vécu plusieurs années en Europe j’aimerais mieux étudier l’histoire et la culture de mon pays. C’est seulement après cela qu’il sera possible de combiner différents styles, adapter des choses oubliées et leur donner une nouvelle forme… Je veux dire que pour créer quelque chose de vraiment bien tu dois connaître ton sujet.

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Qu’est-ce qui t’inspire ? Quelles sont tes influences ?
Mes influences… c’est absolument tout depuis la fin des années 60 / début 70 : art, musique, film… Quand je regarde de vieux films, avant tout j’aime les acteurs… ils ont des visages plus humains, un peu naïfs. Je ne vois plus cela aujourd’hui. Pareil pour la musique ou les magazines, et partout. Maintenant tout le monde utilise des ordinateurs parce que c’est plus rapide et plus facile … mais tout devient plat, faux, pas sincère. 
Par exemple, je ne suis pas sûr que les derniers magazines de mode soient aussi révolutionnaires que l’étaient Avant-Garde magazine ou Playboy à la fin des sixties.
Et même en considérant tous les avantages de la photo numérique, cela n’a pas autant de vie que les photos noir et blanc argentiques. 
Donc, tout ce qui est réel et naturel m’inspire… Nous avons peu de choses avec une âme qui restent au long de notre vie.

Ton art est-il un reflet de ton style de vie ? Comment le définirais-tu ?
Bien sûr. L’Art donne un sens à ma vie quelque soit mon activité – graphic design, peinture ou illustrations de commande. Avoir du cœur est la chose principale pour un artiste de mon point de vue. C’est probablement la raison pour laquelle autant de gens sont pauvres et ont des difficultés à vivre. Je crois personnellement que tout le monde ne naît pas pour travailler dans un bureau ou même pour vendre ses posters et T-shirts afin de survivre. Dans cette profession, la chance joue un rôle important. Personne ne peut garantir que ton talent sera apprécié et récompensé.

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Tes peintures sont appréciées par des collectionneurs à travers le monde, fais-tu aussi des expositions ?
Lorsque je vivais en Italie, j’ai souvent fait des expos… Maintenant je fais plus d’illustrations que de peintures… donc les expos sont différentes. Ce sont principalement des expos collectives dans différentes galleries d’art où sont vendus des posters et des T-shirts. Ce serait très intéressant de voir ces peintures que j’ai fait il y a 3 ou 4 ans. C’était des choses originales… une sorte de web-design sur toile. Je reprendrai probablement la peinture à nouveau. J’ai encore deux boites d’huile et de l’acrylique… 

Sur quel projet travaille-tu actuellement ?
Je travaille actuellement sur un projet qui s’appelle EcoPera. Après ma dernière visite à Paris, en Juin, j’ai décidé d’arrêter de passer tout mon temps libre seulement sur des créations d’illustrations de self-promotion. Désormais je veux trouver une façon sympa d’être plus utile pour la société. Puisque je connais pas mal de gens qui travaillent pour des organisations à but non lucratif dont le but est de résoudre des problèmes écologiques ou protéger la vie sauvage, pourquoi ne pas essayer de combiner art et écologie? 
EcoPera est consacré à la crise mondiale de l’eau et à l’écologie en général… Je prévois de préparer une série de 30 illustrations et j’espère que ce sera quelque chose de particulier, c’est à dire pas comme les publicités sociales ou environnementales payées par le gouvernement. D’ailleurs c’est un projet permanent – je travaille dessus dès que j’ai du temps libre… Il est possible que je fasse une exposition dans un futur proche, qui sait…

Qu’y a t’il de nouveau dans les demandes de tes clients, et quelles tendances vois-tu émerger  ?
J’ai plus de commande en calligraphie, en composition typo et typographie en général. Finalement j’étudie Font Lab pour pouvoir créer mes propres fontes. Si l’année dernière j’avais une fonte en développement, cette année j’en ai quinze. Malheureusement je ne trouve pas le temps pour digitaliser tous les caractères, cela sera fait probablement cet automne….  
Actuellement, j’aime dessiner les fontes à la main… En général, j’ai un style « old school » partout où c’est possible. Picasso a dit un jour : “Les ordinateurs sont inutiles. Ils ne peuvent donner que des réponses.”  Beaucoup de mes clients semblentt d’accord avec cela. Par exemple, je travaille fréquemment pour Mr. Hyde, Paris (réalisation de courts-métrages), l’agence d’illustrateurs hollandaise « Unit », la compagnie Aeroflot, les magazines Esquire, Rolling Stone… et ils me commandent principalement de la calligraphie.

Fiodor est représenté par Unit-CMA

Films favoris :
il Portiere di notte (1974, Liliana Cavani)
Turks fruit (1973, Paul Verhoeven)
il Conformista (1970, Bernardo Bertolucci),
Quiet Days in Clichy, (1970, Jens Jørgen Thorsen)

musique :
Bob Dylan, The Doors, Deep Purple, Smokie, Bee Gees.

design :
Beatles’ movie Yellow Submarine (1968, George Dunning),
Citroën DS, 1960′s telephone Ericofon (Cobra), JVC videosphere television.

lieux :
Paris: Colette, Palais de Tokyo, Pompidou Centre
Amsterdam: Stedelijk Museum, New Zeeburg area…
Milan: Navigli and Brera Area
Rome: Porte Portese, Lungotevere, cafe Doppio Zeroo

livres de design :
« Summer of Love: Arto of the Psychedelic Era », Tate Publishing, 2005.
House Industries, Die Gestalten Verlag, 2004,
Type One, Die Gestalten Verlag, 2004,
Büro Destruct II, Die Gestalten Verlag, 2003,
Los Logos, Die Gestalten Verlag, 2002,
« Signwork: a craftsman’s manual », Bill Steward, 1984.

et aussi…
« The Elements of Typographic Style », Robert Bringhurst, (Russian edition with endnotes by Vladimir Efimov) 2006,
« Book of Letters From Аа to Яя. » Yuri Gordon, 2006.

© All images by courtesy of Fiodor Sumkin
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1er Octobre 2008

Partfaliaz interview Dave Tabler

Dave Tabler est celui qui dirige Theispot, l’un des trois plus gros sites entièrement dédiés à l’illustration. Theispot est un énorme outil de consultation de portfolios qui attire quantité d’acheteurs d’art chaque mois. Un lieu où les artistes peuvent afficher leurs travaux ou en proposer les droits pour des ré-utilisations à travers un stock d’illustration.

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Pouvez-vous vous présenter ainsi que ispot et nous dire depuis quand êtes-vous sur ce marché de l’illustration ?
Theispot a posté son premier portfolio en December 1996. Il y avait très peu de compétition en ligne ces premières années, tous les annuaires étaient des livres. Le site héberge désormais des Portfolios pour approximativement 1000 illustrateurs dans le monde, ainsi que 20 000 images dans des collections en droits gérés.

Theispot est une agence de stock, donc le moteur de recherche est probablement la clé du fonctionnement du site ? Comment fonctionne-t’il ? Je suppose qu’il est fréquemment alimenté ?
Comme je le disais plus haut, Theispot fait plus que de vendre du stock d’illustration ; la rubrique Portfolio est un accès direct aux artistes, grâce à la possibilité qu’ils ont d’exposer 18 images et qui est régulièrement enrichi par nos adhérents pour un coût de 650 dollars par an. Et oui, une bonne recherche EST le cœur du succès du site. Les deux rubriques sont complètement accessibles par le nom de l’artiste ou des mots-clés sélectionnés par les illustrateurs eux-mêmes. Un accompagnement et des conseils sont fournis par theispot pour être sûr que la présentation et les mots-clés sont optimisés pour une meilleure efficacité et un bon retour sur investissement. Nous encourageons les artistes à mettre à jour leur Portfolios avec de nouveaux travaux régulièrement de façon à attirer de nouveaux clients mais aussi maintenir l’intérêt des clients actuels.

Je pense qu’il est important de signifier que la partie stock de Theispot n’utilise pas le modèle habituel des agences de stock. Les parutions en presse ordinaires sont gérés directement sur le site grâce à un calculateur de prix et un système de paiement. Les droits plus complexes sont négociés au cas par cas. Les artistes sont consultés sur les prix et les détails; tous les contrats, les commandes, la facturation et la livraison des images est pris en charge par theispot. L’idée est de proposer un système où les archives de l’illustrateur génèrent des revenus qui remboursent leur adhésion et favorisent leur carrière.

Les illustrateurs sont encouragés à construire de solides collections de Stock avec le temps, en payant seulement 15 dollars par image télé-chargée, incluant la haute résolution disponible pour les clients. A la date anniversaire, la collection est renouvelée pour une somme de 250 dollars l’année. Les artistes gardent 75% des droits payés sur leurs images.

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La rubrique Portfolio

Quels sont les principaux changements auxquels vous avez dû faire face ces dix dernières années en temps que site leader sur le marché de l’illustration ?
Lorsque nous avons commencé le site, les directeurs artistiques se référaient plus naturellement aux éditions print pour la recherche d’illustrateurs. Tout cela a complètement changé ! Aujourd’hui les directeurs artistiques ont grandi avec le web et sont familiarisés avec la recherche en ligne. Cela n’a plus rien d’étrange ou effrayant, comme ça l’a été, et c’est beaucoup plus efficace aujourd’hui pour trouver et contacter le bon illustrateur.

Le marché de l’illustration s’est globalisé depuis nos débuts. Avec les email, PDF et JPG, les directeurs artistiques ont la possibilité (et il souhaitent) travailler avec des artistes quelque soit leur lieu de travail. Nous avons commencé comme un site Américain pour des artistes américains et utilisé par des D.A. américains. Désormais le site a des artistes provenant de 26 pays et des milliers de professionnels viennent les solliciter des quatre coins du globe.

Combien de portfolios présentez-vous chaque année ? Y a-t’il beaucoup de turnover ?
Le site est resté très stable avec environ 1 000 portfolios durant les 5 dernières années. Nous observons le turnover avec attention, cela nous renseigne sur le management du site, aussi le taux de renouvellement sur cette même période est en moyenne de 76% par mois. Le fait est que Theispot rassemble certains poids-lourds du marché qui ont la puissance nécessaire pour rester actifs plusieurs années, ainsi que de jeunes et talentueux artistes qui font le sang neuf. La partie Stock du site a grossi jusqu’à 20 000 images, avec à la fois plus de clients et plus d’artistes adhérents.

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Le Stock illustration

Travaillez-vous surtout avec la presse, l’édition ou la pub ? Et êtes-vous sollicité par des agents d’illustrateurs ?
Étant un site d’illustration nous couvrons ces trois marchés, et plus encore, assez confortablement. Nous avons toujours fait la publicité de theispot avec des dizaines d’annonces dans Print, Communication Arts ou Eye; le résultat c’est une grande diversité de lecteurs. Nos abonnés sont souvent excités à l’idée de travailler pour des secteurs qu’ils n’auraient jamais pu aborder eux-mêmes. Et c’est notre job de faire cette connection.

Pareil avec les agents, 61 agences d’illustrateurs présentent régulièrement leur équipe chez nous. Theispot ne représente pas lui-même les artistes sur le site, cela créerait un conflit d’intérêt. Nous préférons être un outil de promotion intéressant pour les agents.

Et à propos de style? Vous arrive-t’il de refuser un dossier pour une question de style et donnez-vous des conseils à ce sujet aux artistes qui en auraient besoin ?
Les deux. Une des raisons pour lesquelles nous n’avons pas automatisé Theispot est justement parce que nous n’aurions pu maintenir un niveau de qualité sur le site. Bien que nous souhaitons vivement encourager les artistes émergents, nous ne souhaitons pas que theispot deviennent un repère pour les débutants ou les amateurs; des inscriptions automatisées ouvrent la porte à ces catégories « d’illustrateur ». Theispot est surtout orienté business-to-business et une partie de notre travail consiste à maintenir un niveau de professionnalisme. Après qu’un artiste soit devenu adhérent au site, il est très rare que nous lui demandions d’enlever un élément de son portfolio à moins d’être fortement convaincu que sa présentation y gagnerait.

La rubrique « art talk » est un forum mais sans réponse, pourquoi ne pas envisager une « public voice » pour rendre le site plus interactif ?
Tous les forums ne sont que le produit de leurs participants. Lorsque nous avons débuté Art Talk il y a 10 ans, c’était un des seuls endroits où les illustrateurs pouvaient comparer leurs travaux et discuter entre eux. C’était vivant, il y avait du débat (parfois sans trop de contrôle!) mais cela n’était pas un but pour theispot. C’était plus un don à la communauté de l’illustration à une époque où cela manquait cruellement. Avec le développement d’internet les gens se dispersent plus, vers des communautés plus petites. Art Talk est devenu plus un showcase pour les adhérents, cependant la possibilité de chat est toujours là et pourrait évoluer avec les souhaits des lecteurs.

Des projets pour le future ?
Toujours ! Promis, je vous tiens au courant.

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14 Novembre 2007
Partfaliaz interview Bikini Machine
Les Bikini Machine déboulent avec une formidable machine à tubes, parfait mélange de son vintage et d’énergie électro. Mais attention : ils ne sont pas un énième groupe revival. Avec des références pointues, une passion pour les sixties et un sens (explosif) de la mélodie, ils créent un univers musical singulier et d’inspiration très « visuelle ».
Images courtesy of Bikini Machine. All rights protected.

concert

Vous êtes un groupe déjà reconnu dans le milieu indépendant et sur la scène européenne, mais peux-tu présenter le groupe, Bikini Machine, c’est quoi et c’est qui ?

Le groupe d’origine était un trio de studio (Pat, Mik et Fred) où tout le monde jouait de tout. Devenu un quintet pour le live en 2001 (arrivées de Franck et Sam), le projet est devenu plus singulier mêlant d’emblée le rock, la soul, les musiques electroniques et les bandes originales.

Bikini Machine, d’où vient ce nom ?
Le groupe tire son nom d’un film de serie B américain « Doctor Goldfoot and the bikini machine » avec Vincent Price, parfait en savant fou entouré de girls androïdes en Bikini…

poster

Des références sixties plutôt pointues mais qui ne se prennent surtout pas au sérieux, c’est ça le concept ? Comment ça se traduit en studio et sur scène ?
Il est vrai que l’ on aime passer les sixties à la moulinette et que l’on joue avec les références plus qu’avec les clichés. En terme d’image, plus Tarantino que Austin Powers.

Sur scène vous jouez à tour de rôle un peu de tous les instruments de façon assez bluffante et j’ai lu des critiques vous reconnaissant une qualité d’enregistrement digne des studios les plus pointus, est-ce que vous êtes vraiment des dingues de technique ?
Parmi nous, certains sont ingénieur du son à leurs heures. A l’image de notre musique, notre matériel est composite, le high-tech cotoie le vintage, on s’enregistre nous même mais on préfere, par contre faire appel à un mixeur pro.

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Vous êtes cinq avec des références multiples et pointues, parle-nous de la façon dont vous composez ? Est-ce que tout le monde participe ? Créer quelque chose à cinq, c’est facile ? Comment cela s’organise ?
Il n ‘y a pas de méthode permanente, ça part dans toute les directions, certains sont plus compositeurs, d’autres arrangeurs, mais a un moment donné, on réalise la « mise en chanson »ou la structure du morceau à plusieurs.

Il vous arrive de travailler avec d’autres musiciens, comment se passe la répartition des rôles ? Quels avantages et inconvénients vois-tu dans le travail d’équipe, la collaboration ?
Le travail d’équipe enrichit la musique d’un groupe de par la culture et la particularité du jeu de chacun sur tel ou tel instrument. Cela prend tout son sens en live. En revanche ces possibilités et cette organisation « collégiale » nous enferment quelquefois paradoxalement dans un style hybride. Si on ajoute à ça le formatage ambiant…

concert-2

Depuis des années, vous avez tourné beaucoup dans différents pays et sur des festivals, de ton point de vue quelles sont les tendances émergentes actuellement ?
On a toujours ces petits cycles de modes qui reviennent mais toutes en même temps aujourdhui, il n y a pas une tendance dominante en terme de style, l’ordinateur a modifié pas mal de données, on sait juste qu’il y a de plus en plus de groupes et que l’on vend de moins en moins  de disques.

Quelles sont vos sources d’inspiration ? Est-ce que la sphère internet en fait partie ?
Le cinéma est certainement une source d’inspiration ou plus exactement l’image au sens large, à une époque où les raretés sont trouvables via l’internet…

records

Avec des chansons, du rock et de l’électro, vos disques comportent un registre assez varié, on sent aussi un fort potentiel pour des musiques de film. Avez-vous des projets de ce côté ?
Certains ont fait des morceaux pour des courts métrages mais le groupe n a jamais réalisé de BO, notre musique a juste été choisie pour la bande son d’une publicité (BMW).

Quelle est l’actualité de Bikini Machine ?
La tournée liée au précédent album s’achève et on commence a préparer le suivant…


Image de prévisualisation YouTube

Le Myspace Bikini Machine :
http://www.myspace.com/bikinimachine

Leur label: Platinum

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