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Alexis Facca a créé le collectif Paper Donut à Toulouse, entouré de quelques artistes polyvalents : Justine Ricaud, Fanette Guilloud, Benoît Brulbault, il crée de superbes compositions colorées et géométriques… Alexis Facca vient de rejoindre notre projet « Paper Art trends » et figure désormais dans notre appli gratuite pour iPhone et iPad. A cette occasion, il nous a donné une petite interview…

Qui êtes-vous ?

Alexis Facca, directeur artistique et web/dev a mes heures perdues. J’ai créé Paper Donut en septembre 2009, qui s’est vite transformé en collectif suite à l’aide répétée de Fanette Guilloud (notamment pour les photos), ou encore Justine Ricaud.

Comment en êtes-vous arrivé à travailler le papier ?

Lors de mes études j’ai eu pour sujet en art plastique: le papier. C’est là que j’ai commencé à explorer les possibilités qu’offrait ce matériau. Séduit, j’ai très vite commencé à créer mes petits volumes et essayer de les proposer lors de commandes d’affiches/flyers que j’avais en parallèle de mes études.

Pouvez-vous décrire votre travail, votre style personnel ?

Des couleurs vives appliquées à des formes très géométriques. Très peu de courbes (mis a part la lampe Nébula). Contrairement à ce que certains peuvent penser: « Non ! Nous ne sommes pas obnubilés par la nourriture ! »

Quels qualificatifs utilisez-vous en parlant de papier ?

Éphémère, infiniment coloré, fragile, modulable a volonté.

Qu’est-ce que vous préférez dans ce que vous faites?

Je n’ai pas vraiment de préférence. Ce que j’aime c’est justement la diversité que propose le papier. Il nous amène à travailler à différente échelle dans différents secteurs; de gros volumes pour de la scénographie, comme des petits volumes transmettant un message fort pour une campagne publicitaire ou encore des volumes ingénieux pour un packaging.

Dans votre imaginaire, le papier c’est chaud ou froid ?

Chaud et froid, c’est vrai que pour beaucoup le papier est blanc donc froid. Mais comme je le disais il peut être infiniment coloré, il offre ainsi de dizaines de combinaisons de
couleurs chaudes.

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Maï Lucas est photographe. Une magnifique personnalité avec très peu de présence sur internet et nous sommes fiers qu’elle nous ait accordé cette interview…
Maï est une observatrice des styles et de la créativité que les jeunes utilisent pour « briller » dans les rues des grandes villes. Plongée dès le plus jeune âge dans un mix culturel branché, elle crée aujourd’hui des images très inspirée par la scène hip-hop qu’elle a fréquenté étroitement depuis son émergence dans le New-York des années 80.
Lisez l’interview de Maï Lucas ou jetez un oeil sur son portfolio : Askmyagent.

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J’ai eu la super opportunité de m’entretenir avec Zso, directrice artistique et illustratrice new-yorkaise. Une personne singulière, créative, intelligente, talentueuse, très sympa et je dois avouer que c’est une de mes interviews préférées sur Partfaliaz. Zso parle de son parcours, de son travail (digital et traditionnel) et de ses expérimentations ainsi que de son jeu avec les imperfections.
Elle a mis au point une présentation très simple et extrêmement efficace de son travail qui est de la pure inspiration pour les designers ! Son portfolio en ligne est dédié à l’illustration, elle tient un super blog où l’on découvre ses photos (ainsi que des travaux en cours et des collaborations) et sur son compte Vimeo elle publie des time-lapse de ses réalisations. Elle a été sélectionnée parmi les 120 « graphistes et illustratrices féminines les plus excitantes » sur 39 pays en 2009.Prenez deux minutes pour lire l’interview.

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Le monde selon Geof Kern

Geof Kern est l’un des photographes américains les plus primés. Avec une imagination infatigable il a travaillé pour les plus grands magazines et les agences de pub les plus créatives. Son travail, très remarquable, est un mélange de rationalisme et conceptualisme, inspiré par les peintres « post-modernes ». Geof Kern prépare ses shoots sur storyboard, ce qui donne une tonalité cinématographique à ses images et participe à créer un univers surréaliste. Ses photos sont exposées partout à travers le monde.

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Geof Kern, vous avez une renommée internationale, vous vivez à Dallas, pouvez-vous nous dire où tout à commencé pour vous ?
Je commence ma carrière au début des années 80, à cette époque la photo d’art et la photo commerciale étaient encore deux mondes bien distincts. Peut-être parce que je ne savais pas faire grand chose d’autre j’ai commencé à photographier ce que je voulais et les gens ont été très excités avec ça… Puis ça à fini par se savoir… J’ai eu pas mal de commandes pour Texas Monthly Magazine en particulier et c’était diffusé à travers le monde, ce qui m’étonnait beaucoup.
Par exemple, pour 8 pages de mode je voyageais un peu partout au Texas, dans des coins reculés ou au centre de grandes villes, et je photographiais des collections de couture sur des pêcheurs, des esthéticiennes, des SDF. Ce genre de choses ne se faisait pas.
J’ai aussi fait quelques expérimentations photographiques en incorporant des collages papier sur des modèles ou sur les sets, il s’agissait d’une approche globale basée sur la volonté de changer la façon de faire les choses. C’était nouveau ! On m’a qualifié de « surréaliste » parce que l’on ne trouvait pas d’autres mots pour décrire ce que je faisais.
Puis assez vite vinrent des sommandes pour New York magazine, Esquire, GQ, Rolling Stone…
Bloomingdales New York m’a commandé une campagne de mode basée sur le surréalisme en collaboration avec le Fashion Institute of Technology. Puis l’Europe a commencé a appeler, et le Japon. C’était parti.

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Avant de choisir la photographie, vous aviez fait des études de cinéma, pourquoi ça ?
J’étais adolescent dans les années 60 et j’avais décidé de devenir réalisateur en voyant des films comme Orphée de Jean Cocteau, Closely Watched Trains, Sympathy for The Devil, 42nd Street (qui m’avait littéralement bouleversé). Alors que je commençais mes études cinématographiques à Pasadena en Californie, j’ai dû faire mon service militaire (au Vietnam). Après la guerre, je me suis inscrit dans ce qui s’est avéré être une école de cinéma horrible, la Brooks Institute de Santa Barbara. Mais il y avait une excellente formation technique en photo et comme j’avais besoin de gagner ma vie… J’ai changé de direction. C’était une décision rationnelle à l’époque.

Est-ce que le cinéma influence votre style ou vos compositions ?
Un moment dramatique, une série qui porte une histoire, une histoire racontée dans une seule image, une scène de plateau : est-ce le cinéma qui m’influence ou simplement une façon de penser visuellement ? Je ne sais pas. J’ai aimé Buster Keaton, Jean Cocteau, Jacques Tati. Ce sont des réalisateurs « visuels ». Ou Jean Luc Godard: Godard est toujours moderne, sa direction d’acteur en libre association. Je ne crois pas que cela se traduise dans mon travail littéralement, mais disons que l’on peut remarquer ses choses et les apprécier…

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Comment décrivez-vous votre style ?
Je ne sais pas. Narratif stylisé. Métaphorique. Parfois un peu d’humour. Une palette naturelle. Une utilisation « judicieuse » de l’ordinateur.

Est-ce que vous savez combien de récompenses avez-vous obtenu ? De quoi êtes-vous fier ?
Je ne vais pas beaucoup aux compétitions, voire pas du tout. Mais je devrais. J’ai eu beaucoup de récompenses grâce aux gens pour qui j’ai travaillé et qui ont présenté mes travaux. Deux ou trois Lions d’Or à Cannes. Le pris Nikei à Tokyo. Un exemple de mon travail publicitaire est exposé au Musée des Arts Decoratifs à Paris. Je suis fier du « Infinity Award en Photographie appliquée » du Centre International de Photographie de New York. Et un de mes préférés est celui du Rotary Club de Pittsburgh qui m’a envoyé un trophée en bois façonné et laiton, en commémoration d’une photo (pour Esquire) de l’enfant du pays, dramaturge et Prix Pulitzer : August Wilson. C’était très touchant de recevoir un tel trophée provenant de personnes en dehors de ma profession.

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Est-ce que l’internet est une source d’influence ou bien un gros nuage sombre et ennuyeux ?
J’utilise internet pour regarder les infos, la météo ou d’autres informations pratiques. Internet est pour moi un univers assez mitigé.

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Le site personnel de Geof Kern.
Geof Kern est représenté par Friend and Johnson San Francisco, Chicago, New-York et askmyagent à Paris.
Un grand merci à Christina pour son aide.

Collection permanente du Musée Des Arts Décoratifs à Paris comme exemple d’art publicitaire.
Lauréat du Infinity Award in Applied Photography du International Center of Photography in New York (ICP)
Lürzer’s Intl 200 Best Advertising Photographers Worldwide 2008-09
Parutions dans Communication Arts Photo Annual

La liste des clients inclus : Matsuda, Tokyo, Neiman Marcus, Samsung, 55DSL, Morgan Stanley Smith Barney, Sony, LG, Interfaceflor, Mandalay Resorts, Macy’s, Marie Claire, New York Times, Glamour, Mercedes France, Amtrak (Acela), STIHL France, BNP-Paribas Worldwide, Ogilvy Mather Worldwide…

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David Gensler, créatif hyperactif et stratège de marque parle à propos de ces projets (il est co-fondateur et directeur de création de The Keystone Design Union, le plus grand réseau de créatifs mondial), ses réalisations dans la mode, sa passion pour connecter les gens autour du design, sa vision de consommation et the Future Craft, une théorie qu’il a créé sur les nouvelles donnes du design. David Gensler est l’homme derrière Serum Versus Venum (svsv), Savant, Rochambeau, The Solstice, The Keystone Design Union… Une interview détaillée et instructive.
Read this interview in English.

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30 March 2009
Partfaliaz interview David Gensler
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David Gensler, tu es un créatif hyperactif et aussi un fin statège de marques avec ce qu’il faut de charisme pour rassembler les meilleurs talents autour de la mode, l’art, le design ou le marketing… comment te présenterais-tu et dans quoi es-tu impliqué actuellement ?
Merci pour les compliments. Je passe la moitié de mon temps dans le graphisme et l’autre moitié a développer des stratégies. Après plusieurs années concentrées sur l’évolution de ma carrière, j’ai pensé qu’il fallait que ces deux activités cohabitent sereinement. J’ai passé plusieurs années en dehors du design – juste pour manager le business son organisation – et cela m’a rendu insatisfait, donc maintenant je m’attache plus à équilibrer les choses.

Je pense aussi, actuellement plus que jamais, qu’il est très difficile de concentrer son attention sur une seule chose en matière de design et ne pas envisager des solutions plus globales – c’est-à-dire que le design n’est finallement qu’une part de la réponse – tout est lié depuis l’intention la plus en amont – particulièrement dans l’économie actuelle.

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Et à propos de The Keystone Design Union ? En revenant sur ton parcours, comment est venue l’idée d’un collectif d’artistes international et quels sont tes projets pour The KDU ? Comment « compose »-tu ce collectif qui rassemble autant de talents?
J’ai quitté un job en entreprise et je voulais voler de mes propres ailes – mais avec tous les avantages qu’une structure globale peut offrir. Donc je me suis intéressé à une forme d’organisation qui serait globale, mais aussi économique et efficace.

En plus je ne voulais pas remplir des bureaux avec des dizaines (voire des centaines) de personnes. J’ai donc commencé par connecter des gens ayant le même état d’esprit – de grands talents qui désiraient avoir une plus grande visibilité et une meilleure accessibilité mais aussi voulaient partager notre souhait de rester en dehors de l’univers des bureaux et des horaires de travail. Honnêtement toute la question était de connecter les talents les plus ambitieux avec un seul objectif. Notre intention (en ce qui concerne le réseau) était et restera d’aider les meilleurs à progresser dans leur carrière.

Pour notre groupe de conseil il s’agit d’offrir les meilleures solutions à nos clients, rapidement et plus souvent à un meilleur prix que ce qu’ils trouvent habituellement dans le système des agences. Je pense que notre succès est principalement dû à l’effondrement de « l’ancien système » et à son incapacité à évoluer. Les grosses agences ont passé des années a essayer de devenir des producteurs de contenu et à vouloir changer de « catégorie »… la plupart oubliant que leur cœur d’activité était simplement de servir leurs clients d’une façon efficace et profitable pour les deux parties.

Notre dernière mission est de développer nos propres marques. Nous nous sommes toujours intéressé à la mode et aux médias. Récemment les médias ont beaucoup souffert de la conjoncture, alors désormais nous sommes à 100% concentrés sur SVSV, notre label de design mode.

Tu es aussi co-directeur de création de The Solstice, ce livre qui réuni le travail de dizaines des fines gachettes de The KDU à travers le monde. De mon point de vue il s’agit d’un superbe livre de tendances qui allie illustration, conception et design mis cela pourrait aussi être perçu comme un terrain de jeu imprimé pour designers ou même un livre d’auto-promotion pour The KDU. Quel est ton point de vue ?
Nous adorons les magazines. Nous avons travaillé l’an passé au design de URB magazine – mais c’était un travail de commande et nous avons regretté de ne pas avoir un contrôle total du projet. The Solstice c’est ça : une façon pour nous d’exposer de nouvelles idées, de nouveaux talents, des collaborations récentes… quelque soit notre préoccupation dans la période de parution (The Solstice est bi-annuel).

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S’agit-il d’une diffusion limitée ? Si oui, alors… à qui s’adresse t’il ?
Il est destiné aux gens qui souhaitent l’avoir… (Bon… la réponse est un peu courte…)
Nous essayons de limiter la diffusion dans les milieux de la mode, des loisirs et des autres magazines. Il s’agit d’une distribution façon « peer to peer » – il n’a jamais été question de toucher le grand public.

J’aimerais beaucoup faire à nouveau un magazine, mais actuellement nous sommes très satisfait avec cette idée de diffusion restreinte. Il est difficile d’être attaché à un calendrier de parution alors qu’une grande partie des revenus publicitaires se sont asséchés. Pour The Solstice nous essayons de paraître juste avant les salons de mode « magic » et « bread and butter ». C’est toujours un super moment d’arriver là-bas avec une centaine de bouquins à offrir aux collègues et amis.

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Il est évident que tu es concerné par les questions politiques et philosophiques… Peux-tu nous en dire plus sur ce que tu appelles « the rise of Futurecraft » ?
J’ai eu le privilège de l’éducation, l’occasion de voyager et j’ai la chance d’avoir une belle carrière. C’est vraiment une grande chance et je suis très reconnaissant pour tout ce que j’ai pu expérimenter dans ma vie et ma carrière – ceci étant dit, lorsque tu arrives enfin à réaliser tes rêves tu commences aussi à te poser de plus grandes questions. Est-ce que je consacrerai ma vie entière au design en cherchant toujours une nouvelle façon de les vendre…

Ne vous méprenez pas, j’aime ce que je fait, c’est juste que je réalise que la vie c’est beaucoup plus que ça. Je pense que nous, êtres humains, avons besoin de nous intéresser aussi à des choses qui n’ont pas de code-barres (et qui peuvent s’obtenir sans crédit, sans dette). Les idées sont gratuites et c’est ce qui les rend dangereuses essentiellement dans un système capitaliste. Je pense que j’essaie de fuir une catégorie de « design » qui pourrait assécher mon envie personnelle de création… comme la réaction qu’aurait un consommateur si un produit ou une expérience ne satisfaisait pas son plaisir autant que lorsqu’il le désirait… Je dois aussi affronter ce genre d’impression.

D’abord je voudrais me servir de stratégie, de marketing et de design pour aider les gens dans le besoin. Cela me parait très évident dans des endroits comme en Afrique. J’ai visité le Malawi l’an passé et j’ai été bouleversé par cette expérience. Je crois que le pays gagnerais beaucoup à réinventer son identité de marque. Voilà un type de travail qui me procurerait beaucoup de satisfaction personnelle. C’est ce qui nous conduit au Futurecraft. J’ai toujours été intéressé à ce pourquoi nous humains, société ou culture, nous donnons de la valeur à une chose plutôt qu’à une autre. Récemment, au cours des 5 dernières années, j’ai vu la durée de vie des tendances se raccourcir… des superbes produits se faire écraser par de moins bons produits qui n’avaient pour unique qualité que d’être plus « récents »…

J’ai observé de très près l’explosion d’intérêt que pouvaient avoir des produits couverts par de grands médias. Cette réalité du « tout, plus vite, maintenant » est une réalité digitale. Le taux d’anxiété provoqué par le « nouveau » est tellement écrasant que nous en avons oublié les vraies valeurs. Des générations de croyance traditionnelle, « plus, valeurs, talents, fabrication » ont été anéanti par le rush du digital. Je ne dis pas que c’est bien ou mal, je ne suis pas en position de juger. Je dois reconnaître cependant qu’il s’agit d’une réalité dans laquelle notre société évolue. Puisque mon métier consiste à développer des stratégies compétitives pour des marques – j’en viens naturellement à examiner le potentiel d’une contre-réalité – qui serait « déconnectée » et plus attentive aux valeurs qui ont permis à notre espèce d’évoluer.

Il me semble que pour chaque téléphone hyper-sexy ou appli iphone qui sortiront la semaine prochaine, il y a une plus grande quantité de livres et de savoir-faire qui seront perdus à jamais. Nos traditions sont remplacées par du contenu de distraction pour la TV, le cinéma ou l’internet. Futurecraft est une théorie critique de notre époque. En pratique cela se traduit dans des décisions personnelles – consistant à déplacer cet intérêt personnel pour la consommation en un intérêt pour ce qui est unique, ce dont on se souvient et ce que l’on partage.

Il ne s’agit pas d’anti-consommation – il s’agit de comprendre que tant que nous ne nous écarterons pas du consumérisme, nous devrons trouver des solutions agressives pour préserver notre équilibre et celui de nos sociétés. Pour moi Future Craft signifie que je ne vais pas accélérer le développement de notre ligne SVSV pour la simple raison du profit. Je dois me sentir complètement à l’aise avec notre façon de grandir, comment, où et quand. Je tiens aussi à utiliser des ressources locales. Nos vêtements sont fabriqués à New-York et c’est important pour moi… J’ai besoin de connaître le type qui fait les coutures. C’est contre-prodcutif en terme de coût par vêtement et même en vitesse de production – il est évident que pour un client je ne pourrais pas prendre les mêmes décisions, mais c’est une question d’engagement et de fierté personnelle. A l’heure où tout devient aussi rapide et fabriqué en si grandes séries, il existe une vraie valeur dans ce qui est fait avec entêtement, en prenant son temps et en faisant les chose correctement.

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Proof7 est contributeur et producteur de The Solstice, que diriez-vous de votre collaboration?
Proof7 est un partenaire depuis des années et nous avons toujours géré nos affaires côte à côte.
C’est devenu une tradition du KDU de leur proposer des collaborations – c’est-à-dire que sans eux le travail ne serait pas aussi intéressant !
Lisez l’interview de Laurence Chandler co-directrice de Proof7.

Les sites de David Gensler :
svsv, le site des collections de vêtements de David Gensler
The Keystone Design Union, le collectif dirigé par David Gensler et Aerosyn-Lex
The KDU’s blog
Une interview vidéo de David Gensler sur URB magazine
Une vidéo de Aerosyn-Lex, associé de david Gensler sur Complex magazine

Images courtesy of David Gensler. All rights protected.

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Partfaliaz interview Laurence Chandler, la survoltée co-dirigeante de Proof7, imprimerie New-Yorkaise aux activités créatives multiples. Proof7 est connu pour ses collections de T-shirts et de prêt-à-porter, sa collaboration à la production de livres d’artistes, de livres de mode ou de magazines de street-style. Laurence Chandler nous explique comment ils entendent créer le business de demain, au sein même d’une ville hyperactive dont la finance est en ruine. Touche-à-tout, branchés, ambitieux et passionnés, les membres de Proof7 sont tournés vers l’avenir, ils sont talentueux et ils n’ont peur de rien. Une interview qui ne mâche pas ses mots, sur Partfaliaz.

Read this interview in English.

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March 30th, 2009
Partfaliaz interview Laurence Chandler
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Bonjour Laurence, s’il te plait, peux-tu te présenter ainsi que Proof7…
Mon nom est Laurence Chandler et je suis une des associés de Proof7 une société créative new-yorkaise aux multiples activités. Notre business est un modèle unique qui repose sur d’énormes ressources en production, étant depuis plusieurs générations dans le milieu de l’impression et ce par la famille de mon associé Josh. Proof7 utilise ses ressources de production pour fournir en solutions print quelques unes des agences de pub les plus reconnues dans le monde de Weiden + Kennedy jusqu’à TBWA, ou bien de plus petites et indépendantes comme Anomaly, Staple Design ou Strategic Group.

En plus de fournir des stratégies d’impression à une exceptionnelle liste de clients, nous élaborons en interne différents projets qui nous permettent de sortir du lot. Depuis 5 saisons nous actualisons la collection de mode P7 qui est présente lors de plusieurs salons dont le « Magic » ou le « Bread n Butter » – nous avons toujours essayé de réaliser des choses qui ne nous conformaient pas à un marché- nous n’avons jamais fait de défilé mais nous utilisons nos ressources lors d’événements publics ou de présentations privées afin de rencontrer les acheteurs et la presse- nous avons eu le plaisir de travailler aux côtés de marque telles que Mishka, Mighty Healthy, Reason, King Stampede en organisant des soirées qui étaient autant de tremplins pour les marques…

Nos efforts créatifs constants ont permis une étonnante relation avec Davey Gensler et le KDU. Gensler est ce fou derrière le plus grand collectif de créatifs au monde et ensemble nous produisons le livre d’art bi-annuel The Solstice. Le but du livre est de réunir le plus talentueux et le plus innovant du graphisme et de créer une œuvre unique, sans publicité et surtout, sans équivalent. Nous veillons stratégiquement à mettre à jour tout cela, en lien avec les événements majeurs de notre marché, et nous avons créé une étonnante relation avec les artistes, de telle sorte que ceux déjà publiés espèrent en permanence voir leurs travaux re-sélectionnés.

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Nous sortons également une collection de prêt-à-porter pour homme, Rochambeau, dessinée par le très talentueux Michael Venker, ancien collaborateur de Marc Jaccobs et de Helmet Lang. Rochambeau est le point culminant de toutes les expériences que nous avons menées et c’est aussi un excellent espoir d’arriver au sommet de ce que le marché attend en terme de consommation masculine à travers un design de grande qualité, des matériaux étonnants, et une plus grande sophistication dans la garde-robe masculine. Nous sommes paru dans Surface comme un des « top 10 nouveaux designers » en « mode homme » et notre première collection a été entièrement vendue dès la première semaine. Il y a encore beaucoup de choses importantes à l’horizon alors que la marque continue son expansion.

Tous nos projets cohabitent naturellement puisque le monde de la production et du design fusionnent pour créer un courant constant de création et d’expansion – il n’y a jamais de routine, jamais une journée ennuyeuse.

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Et qu’en est-il de la marque de vêtements Proof7 ? Elle semble plutôt bien connue à travers le monde, particulièrement sur le marché des T-shirts. Avez-vous pour cela des designers en interne ou bien s’agit-il d’une collaboration renouvelée ? Avec quels artistes avez-vous travaillé ?
La marque de vêtements P7 est un effort de collaboration bi-annuel à l’occasion duquel nous travaillons avec les plus grands talents à travers le monde afin de définir l’esthétique d’un saison. Ainsi nous avons eu l’occasion de travailler avec Electric Heat, No Pattern, Lex the Flex, Breed, Monaux, Brad Digital, Spaceknuckle, Edgarista et bien d’autres pour produire des produits superbes et souvent en tirages limités.

Pour notre nouveau projet Rochambeau, nous avons intégré le design pour une question de perfectionnement ainsi que pour créer une marque identifiable par ses qualités extrêmes et son attention aux détails- Michael Venker est designer et Daniel Roedler est son assistant- ensemble ils forment l’équipe créative qui fait la marque.

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J’ai lu que l’environnement particulier de New-York est quelque chose qui inspire beaucoup Proof7. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?
Notre croissance en tant que société avec différentes marques est lié à cet environnement « non-stop » de New-York- nous sommes immergé dans une culture de la créativité qui encourage le goût d’entreprendre. Lorsque nous avons commencé Proof7 nous étions à l’université avec le but de laisser notre empreinte dans la ville- ce qui aurait put être un gang est devenu une marque qui représente ce que nous sommes et les vies que nous avons – Nous exposons notre croissance sur notre site proof7.com et son blog et cela nous a déjà apporté d’étonnantes opportunités.

A New-York le business peut se faire dans une arrière-cuisine, dans un restaurant branché, dans un fast-food aussi bien que dans la salle de réunion d’une grande agence. Il faut savoir s’adapter à tous les terrains et accepter de prendre quelques risques.

Proof7 est une société de production qui défend une vision de qualité, comment et où souhaitez-vous développer cette vision ?
Étant imprimeurs nous avons le goût de la chose imprimée et nous sommes fiers de nos publications. Nous abordons tous les dossiers avec la plus grande attention parce qu’au bout du compte nous voyons les choses à la manière d’un consommateur- Ce que j’aimerais voir, porter, acheter, et cela se traduit dans nos créations.

Lorsque nous travaillons sur une publication nous utilisons le plus haut niveau de qualité qu’il s’agisse des maquettes, du papier jusqu’aux procédures techniques. Nous fournissons une qualité d’impression exceptionnelle avec la volonté de faire ce que les autres ne font pas et ça marche.

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Proof7 produit The Solstice en partenariat avec KDU, mais proof7 contribut-il également à sa conception ? Certaines des illustrations sont des interprétations du logo proof7… comment se passe cette collaboration ?
Dans tout se que nous touchons nous aimons apporter un input créatif de plus nous considérons ces opportunités comme autant de moyens pour accroître l’audience de notre marque en mettant en avant le talent d’artistes parmi les plus créatifs, qu’ils soient photographes, stylistes ou designers.

Nous existons par la création et le développement d’une relation- par exemple si un designer cherche à réaliser un livre nous travaillerons étroitement avec lui afin d’apporter les meilleures solutions créatives permettant au projet d’aboutir, en retour il leur arrive de créer un visuel spécifique pour la collection P7 ou une nouvelle campagne, c’est ainsi que nous pouvons proposer certaines œuvres dans The Solstice, cela participe à créer une relation d’échange très fructueuse.

Quels sont les projets de Proof7 pour 2009 ?
Nous cherchons à nous développer alors que le monde s’écroule- les anciens modèles sont morts et nous avons beaucoup de fierté d’être parmi ceux qui seront responsables de définir la nouvelle tournure des choses- dans toutes les industries vous pouvez le sentir- il y a une crainte terrible d’effondrement au sein des anciennes générations- ce qui est vrai à un certain point mais cela est paralysant pour l’innovation ou pour redéfinir des priorités. Nous sommes les pionniers d’un nouveau modèle de business et d’une nouvelle façon de vivre- nous ne travaillons pas de 9 à 5, nous sommes une communauté globale de créateurs et de trendsetters qui seront les acteurs du prochain « big thing ».

Des projets ?? Suivez bien Rochambeau, Costa Rica, Silver et nos autres publications car elles sont uniques, notre travail étroit avec les principales marques globales, Sour Diesel (la version « sport extreme » du cannabis), les oeuvres de charité, le voyage dans le temps, le renouveau du hip hop, Undergrind (Société des designers et skateurs pro Felipe Carosella et Ignacio Cattaneo spécialisée dans la construction de rampes), la mort de la vieille garde, les filles de lookers, le Jameson cul-sec, Sergio « the Salmon » Bello, des téléphones portables qui contrôlent nos vies et nos modes de consommation, des clubs secrets, encore des faillites de banques américaines, l’explosion de l’Inde et de la Chine, Newt Gingrich (homme politique américain par qui arriva la vague républicaine de 1994 mettant fin à 40 années de majorité démocrate à la Chambre des représentants), plus jamais de nike et de fitted hats (casquettes rondes des basketteurs), acheter des iles, regarder les chaines espagnoles et les chaines de cuisine, la montée de Kenny Powers, les stagiaires, hover boards (le skate volant dans « retour vers le futur »), le jonglage, la création d’un nouvel internet qui serait beaucoup plus régulé et l’actuel WWW devenant un no man’s land dans lequel on entrerait à ses propres risques, la créativité, la mort du dollar, le FMI qui centraliserait une monnaie globale, la puissance nucléaire, Paris, la chute de Kanye West, le jazz, le retour aux fondamentaux, des gens vivant dans des bulles, une autre crise du crédit, le vietnam en afganistan, de la viande dans les chewing-gums comme chez Willy Wonka, des ballons d’air chaud, des claquettes et de la romance, de l’air propre, et encore plein d’autres choses…

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Digup.tv est un projet éditorial indépendant de revue documentaire en vidéo, accessible aux non-spécialistes. Digup est mené par une équipe de designers interactifs et de documentaristes français, produit et réalisé par Cellules, société de production audiovisuelle et interactive, avec une équipe pluridisciplinaire : collaborateurs, journalistes, professionels de l’internet, de l’audiovisuel, de l’animation et du graphisme. La rédaction de Digup est ouverte à des spécialistes de chaque discipline, qui interviennent pontuellement pour garantir une approche non cloisonnée, approfondie et critique. Editeurs : Emmanuel Dumont, Samuel Rousselier, Théo Guibal, Thomas Laget et Yves Geleyn. Read this article in English.

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17 Juin 2007

Partfaliaz interview Zurich29

Philippe Constantinesco et Dorian Gourg ont fondés Zurich29 en 2005. Le duo s’est fait connaître en animation et en print grâce à un style d’illustration mixte à la fois tendance et déjanté.

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Vous êtes mentionné sur pas mal de blogs parce que vous avez une production d’illustrations et d’animation particulièrement sympa, mais en fait, Zurich29, c’est quoi ?
Notre nom « Zurich29 » correspond à l’adresse de nos débuts, lorsque nous étions à Strasbourg, nous avions nos bureaux au 29 rue de Zurich.
Pour ce qui est de notre activité, Zurich29 est un studio de graphisme et d’illustration spécialisé dans le motion graphics. Nous travaillons pour différents clients et agents mais nous sommes également nos propres commanditaires lors de créations personnelles.

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Vous êtes deux créatifs et vous travaillez en équipe, est-ce toujours simple et naturel ? Vous arrive-t-il de travailler avec d’autres créatifs ? Comment ça se passe ? Et de façon générale, quels avantages et inconvénients voyez-vous dans le travail d’équipe ?
Nous aimons le fait de mélanger les techniques et les styles. On pourrait dire qu’il s’agit d’une sorte de « ping-pong graphique ». Donc quand c’est possible, nous bossons à deux et mixons nos idées et nos envies sur le même projet, mais il arrive aussi très régulièrement de travailler sur des projets séparés. C’est notamment le cas chez MTV, nous avons chacun des habillages différents à faire.
Nous avons eu quelques occasions de bosser avec d’autres créa (pour des boulots d’animations comme pour des boulots de print), mais ces occasions devraient se faire plus souvent dans un futur proche…
Les avantages de bosser en équipe c’est de faire évoluer une image, chacun la pousse un peu plus jusqu’à essayer de convenir au mieux au souhait du client, ça permet d’avoir un avis très rapidement de quelqu’un qui a du recul lorsque on travail sur des boulots séparés, la confrontation des univers…
Au niveau inconvénients, il faut arriver sur une même longueur d’ondes au final avec tous les compromis que ça implique…

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Y a t’il une place pour l’ego lorsqu’on travaille à deux ?
Bien sûr si ce n’était pas le cas je crois qu’il faudrait se séparer tout de suite, on ne cherche pas forcément à équilibrer la part de création de chacun dans un projet, sauf si celui-ci suscite la même motivation des 2 cotés auquel cas l’implication se fait naturellement.
Mais c’est aussi très satisfaisant pour son ego de construire quelque chose en équipe… et puis on est pas toujours 2 sur les mêmes projets comme il est dit plus haut c’est aussi important de travailler séparément.

Lorsque Zurich29 travaille pour MTV, c’est plutôt « carte blanche » ou tout est bien validé en amont ?
Ca dépend, en général nous avons un brief, on commence à réfléchir, à gratter quelques idées, faire un storyboard si nécessaire et travailler quelques images de références afin de présenter l’univers graphique de l’habillage. À partir de là, le Directeur Artistique est invité à voir nos propositions, à rediriger s’il faut, ensuite on passe à la prod et on fait la validation finale part de Directeur des Programmes avant la diffusion antenne.
Il est vrai que très souvent on a carte blanche, tant qu’on reste dans un univers cohérent avec l’esprit de la chaîne MTV ( Hip Hop, R’n B, street culture ), MTV idol ( Vintage, années 90 ) ou MTV pulse ( Rock ).
Vous semblez avoir une imagination particulièrement libérée, mais quelles sont vos sources d’inspiration ?
On puise un peu dans tous les domaines, dans toutes les cultures et dans toutes les époques, si on multiplie le nombre de domaines artistiques par le nombre de cultures et d’époques on obtient un très grand nombre de sources d’inspirations …

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La recherche de nouvelles sources d’inspiration vous demande t-elle une organisation particulière ? Est-ce que votre blog y contribue ?
Ca ne demande pas vraiment une organisation, c’est naturel, on va sur des blogs, voir des expos, on ouvre des bouquins, on discute avec d’autres graphistes, on échange des liens, des noms etc… Il est vrai que notre blog y contribue ! C’est toujours plaisant de faire partager des « découvertes » ou montrer un travail que l’on apprécie.

Vous êtes certainement à l’écoute des tendances ? (également dans d’autres domaines que le graphisme ?) Est-ce important de votre point de vue ? Qu’y trouvez-vous actuellement ?
Tout à fait, on regarde beaucoup ce qui se fait actuellement au niveau des vêtements, du cinéma, de la musique, de la pub, du jeu vidéo, des expositions, du Hi Tech, on regarde quels genres de boutiques marchent et ce qu’ils proposent que ça ai un lien direct ou pas avec le graphisme car ça nous permet d’avoir de la « matière première » à interpréter pour nourrir nos images, et je crois que tous ces domaines interagissent entre eux.

Bien, mais finalement qui décide des tendances, ceux qui produisent, ceux qui vendent ou ceux qui achètent, ou d’autres… ?
Après 2 heures et demi de réflexion j’ai décidé de passer à la question suivante…

Et avec Zurich29, quelle est votre actualité ?
Un peu flou pour le moment, on ne sait pas si on va rester chez MTV un an de plus mais on va certainement s’investir dans d’autres projets personnels qui nous tiennent a cœur depuis longtemps comme travailler avec des marques de vêtements et élargir nos domaines d’activité et « s’exporter » un peu plus…

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Pour terminer, comment voyez-vous l’avenir de votre métier ?
Nous pensons qu’être pluridisciplinaires ne peut qu’être bénéfique pour nous et nous nous efforçons de toucher à des choses diverses et variées pour ne pas se cantonner à un domaine et donc s’épuiser trop vite.
Il reste beaucoup de choses à faire que ce soit en graphisme en illustration ou en motion graphic et beaucoup de médias à explorer…

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Zurich29 aime…
Phil :
Musique : Radiohead, Necro, Roots Manuva, MF Doom & Madlib, The Faint, The Roots, UNKLE, Xploding Plastix, One Self, Ratatat, Erik Truffaz,…
Livres : David Goodis, Edward Bunker, Andreï Kourkov, Boris Vian, James Lee Burke …
Type design : Fette Fraktur, typo à la main, Avant-Garde, …
Designer –illustrateur – Motion Designer – Artistes : James Jean, Stéphane Manel, James Roper, One Size, I Am Static, Vetor Zero, Psyop, Nexus, 1st Ave Machine, Egon Schiele, Jenny Saville, Ernest Pignon Ernest, …

Dorian :
Musique : Prefuse 73, Peter Bjorn & John, Queens of the stone age, Peaches, CSS, Katerine, Poni Hoax, Tarwater, White rose movements, Beasty boys, Thom Yorke, Deftones, Wax tailor, Fisherspooner, Vitalic, Saul Williams, Jacques Brel, Arthur H, Hot chip, The go find, Roots Manuva, The faint…
Livres : Herbert Liebermann ( Necropolis, Le tueur et son hombre, La nuit du solstice ), Caleb Carr ( L’alieniste ), Jonathan Littell ( Les bienveillantes ), Terry pratchett ( Le disque monde )…
Type design : Helvetica, Fette fraktur, typos dessinées.
Designers : Couscous kid, Adhemas, Surpy, Karol Kolodzinski, Burn everything…
Illutrateurs / peintres : Zenvironments, Kozyndan, Mark Ryden, Bacon, Basquiat, Doze Green et beaucoup d’artistes de la gallerie BLK/MRKT
Motion designers : One size, Qube Konstrukt, Dform1, Lobo, Dstrukt, Post panic, Psyop, Nailgun, Buck…

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