Lauren Bishop a grandi sur l’ile de Wight puis elle connu cinq années scolarisée en Floride. Elle a passé beaucoup de temps en cours de dessin avec un intérêt pour le dessin des personnes, s’essayant à différents supports et types de ligne. Elle décide ensuite de développer son propre style et se spécialise dans l’illustration de mode. Son style est élégant, les silhouettes sont belles, avec une attention particulière pour les matières et les motifs des accessoires. Pendant ses études elle reçoit le « Highly Commended prize » des publications Macmillan pour son travail d’illustration. Lauren Bishop vit et travaille à Falmouth (côte sud de Cornouailles, Angleterre). Ses clients sont : Gap, The Radio Times, Ikea, McCann Erickson ainsi que différentes maisons d’édition et magazines. Lauren Bishop est représenté par Artist Partners. Read this article in English
En savoir plusit’s all true est une agence d’illustration brittanique qui représente une sélection d’illustrateurs contemporains internationaux, d’artistes et concepteurs d’images. Plus qu’un simple agent d’illustrateurs, it’s all true offre également des solutions créatives en design, animation et direction artistique. it’s all true s’efforce de proposer des réalisations d’exception en faisant appel à des talents individuels ou collectifs. Ils ont acquis une solide expérience en travaillant avec les entreprises les plus reconnues et les plus innovantes au monde, que ce soit en publicité, design ou édition. it’s all true vient de signer un nouvel artiste : Bryan Dalton, un photo-illustrateur et directeur artistique basé à Portland, Oregon. Son travail, quelque soit le support, est impactant, coloré et ré-interprète des produits de pop-culture ainsi que des détails de la vie de tous les jours pour créer un imagerie d’avant-garde… Au fait, l’agence représente John Slade, Alex Bec, HideYourToys, Thorbjørn Ankerstjerne, Superexpresso, Alec Strang et le nouveau venu Bryan Dalton. Read this article in English.
En savoir plusMario Sughi AKA Nerosunero est un artiste digital et illustrateur italien qui vit et travail à Dublin. Ses œuvres sont satiriques et de style minimaliste dans des couleurs vives, et combinent subtilement des éléments humoristiques avec une sorte de laisser aller qui serait une réminiscence de l’artiste pop anglais David Hockney. Mario Sughi a présenté son travail dans des expos, des magazines internationaux et des galeries. Mario Sughi est membre de « l’Associazione Illustratori » et membre du « Don Quichotte cartoon committee ». Représenté par Lindareps (North America). Read this article in English.
En savoir plus17 Juin 2007
Partfaliaz interview Zurich29
Philippe Constantinesco et Dorian Gourg ont fondés Zurich29 en 2005. Le duo s’est fait connaître en animation et en print grâce à un style d’illustration mixte à la fois tendance et déjanté.
Vous êtes mentionné sur pas mal de blogs parce que vous avez une production d’illustrations et d’animation particulièrement sympa, mais en fait, Zurich29, c’est quoi ?
Notre nom « Zurich29 » correspond à l’adresse de nos débuts, lorsque nous étions à Strasbourg, nous avions nos bureaux au 29 rue de Zurich.
Pour ce qui est de notre activité, Zurich29 est un studio de graphisme et d’illustration spécialisé dans le motion graphics. Nous travaillons pour différents clients et agents mais nous sommes également nos propres commanditaires lors de créations personnelles.
Vous êtes deux créatifs et vous travaillez en équipe, est-ce toujours simple et naturel ? Vous arrive-t-il de travailler avec d’autres créatifs ? Comment ça se passe ? Et de façon générale, quels avantages et inconvénients voyez-vous dans le travail d’équipe ?
Nous aimons le fait de mélanger les techniques et les styles. On pourrait dire qu’il s’agit d’une sorte de « ping-pong graphique ». Donc quand c’est possible, nous bossons à deux et mixons nos idées et nos envies sur le même projet, mais il arrive aussi très régulièrement de travailler sur des projets séparés. C’est notamment le cas chez MTV, nous avons chacun des habillages différents à faire.
Nous avons eu quelques occasions de bosser avec d’autres créa (pour des boulots d’animations comme pour des boulots de print), mais ces occasions devraient se faire plus souvent dans un futur proche…
Les avantages de bosser en équipe c’est de faire évoluer une image, chacun la pousse un peu plus jusqu’à essayer de convenir au mieux au souhait du client, ça permet d’avoir un avis très rapidement de quelqu’un qui a du recul lorsque on travail sur des boulots séparés, la confrontation des univers…
Au niveau inconvénients, il faut arriver sur une même longueur d’ondes au final avec tous les compromis que ça implique…
Y a t’il une place pour l’ego lorsqu’on travaille à deux ?
Bien sûr si ce n’était pas le cas je crois qu’il faudrait se séparer tout de suite, on ne cherche pas forcément à équilibrer la part de création de chacun dans un projet, sauf si celui-ci suscite la même motivation des 2 cotés auquel cas l’implication se fait naturellement.
Mais c’est aussi très satisfaisant pour son ego de construire quelque chose en équipe… et puis on est pas toujours 2 sur les mêmes projets comme il est dit plus haut c’est aussi important de travailler séparément.
Lorsque Zurich29 travaille pour MTV, c’est plutôt « carte blanche » ou tout est bien validé en amont ?
Ca dépend, en général nous avons un brief, on commence à réfléchir, à gratter quelques idées, faire un storyboard si nécessaire et travailler quelques images de références afin de présenter l’univers graphique de l’habillage. À partir de là, le Directeur Artistique est invité à voir nos propositions, à rediriger s’il faut, ensuite on passe à la prod et on fait la validation finale part de Directeur des Programmes avant la diffusion antenne.
Il est vrai que très souvent on a carte blanche, tant qu’on reste dans un univers cohérent avec l’esprit de la chaîne MTV ( Hip Hop, R’n B, street culture ), MTV idol ( Vintage, années 90 ) ou MTV pulse ( Rock ).
Vous semblez avoir une imagination particulièrement libérée, mais quelles sont vos sources d’inspiration ?
On puise un peu dans tous les domaines, dans toutes les cultures et dans toutes les époques, si on multiplie le nombre de domaines artistiques par le nombre de cultures et d’époques on obtient un très grand nombre de sources d’inspirations …
La recherche de nouvelles sources d’inspiration vous demande t-elle une organisation particulière ? Est-ce que votre blog y contribue ?
Ca ne demande pas vraiment une organisation, c’est naturel, on va sur des blogs, voir des expos, on ouvre des bouquins, on discute avec d’autres graphistes, on échange des liens, des noms etc… Il est vrai que notre blog y contribue ! C’est toujours plaisant de faire partager des « découvertes » ou montrer un travail que l’on apprécie.
Vous êtes certainement à l’écoute des tendances ? (également dans d’autres domaines que le graphisme ?) Est-ce important de votre point de vue ? Qu’y trouvez-vous actuellement ?
Tout à fait, on regarde beaucoup ce qui se fait actuellement au niveau des vêtements, du cinéma, de la musique, de la pub, du jeu vidéo, des expositions, du Hi Tech, on regarde quels genres de boutiques marchent et ce qu’ils proposent que ça ai un lien direct ou pas avec le graphisme car ça nous permet d’avoir de la « matière première » à interpréter pour nourrir nos images, et je crois que tous ces domaines interagissent entre eux.
Bien, mais finalement qui décide des tendances, ceux qui produisent, ceux qui vendent ou ceux qui achètent, ou d’autres… ?
Après 2 heures et demi de réflexion j’ai décidé de passer à la question suivante…
Et avec Zurich29, quelle est votre actualité ?
Un peu flou pour le moment, on ne sait pas si on va rester chez MTV un an de plus mais on va certainement s’investir dans d’autres projets personnels qui nous tiennent a cœur depuis longtemps comme travailler avec des marques de vêtements et élargir nos domaines d’activité et « s’exporter » un peu plus…
Pour terminer, comment voyez-vous l’avenir de votre métier ?
Nous pensons qu’être pluridisciplinaires ne peut qu’être bénéfique pour nous et nous nous efforçons de toucher à des choses diverses et variées pour ne pas se cantonner à un domaine et donc s’épuiser trop vite.
Il reste beaucoup de choses à faire que ce soit en graphisme en illustration ou en motion graphic et beaucoup de médias à explorer…
Zurich29 aime…
Phil :
Musique : Radiohead, Necro, Roots Manuva, MF Doom & Madlib, The Faint, The Roots, UNKLE, Xploding Plastix, One Self, Ratatat, Erik Truffaz,…
Livres : David Goodis, Edward Bunker, Andreï Kourkov, Boris Vian, James Lee Burke …
Type design : Fette Fraktur, typo à la main, Avant-Garde, …
Designer –illustrateur – Motion Designer – Artistes : James Jean, Stéphane Manel, James Roper, One Size, I Am Static, Vetor Zero, Psyop, Nexus, 1st Ave Machine, Egon Schiele, Jenny Saville, Ernest Pignon Ernest, …
Dorian :
Musique : Prefuse 73, Peter Bjorn & John, Queens of the stone age, Peaches, CSS, Katerine, Poni Hoax, Tarwater, White rose movements, Beasty boys, Thom Yorke, Deftones, Wax tailor, Fisherspooner, Vitalic, Saul Williams, Jacques Brel, Arthur H, Hot chip, The go find, Roots Manuva, The faint…
Livres : Herbert Liebermann ( Necropolis, Le tueur et son hombre, La nuit du solstice ), Caleb Carr ( L’alieniste ), Jonathan Littell ( Les bienveillantes ), Terry pratchett ( Le disque monde )…
Type design : Helvetica, Fette fraktur, typos dessinées.
Designers : Couscous kid, Adhemas, Surpy, Karol Kolodzinski, Burn everything…
Illutrateurs / peintres : Zenvironments, Kozyndan, Mark Ryden, Bacon, Basquiat, Doze Green et beaucoup d’artistes de la gallerie BLK/MRKT
Motion designers : One size, Qube Konstrukt, Dform1, Lobo, Dstrukt, Post panic, Psyop, Nailgun, Buck…
© All images by courtesy of Zurich29
En savoir plus28 Septembre 2007
Partfaliaz interview L’illustre Fabrique
Arnaud Kermarrec-Tortorici et Fabrice Pellé ont créé L’illustre Fabrique en 2004. Ce duo de graphistes polyvalents et talentueux a une importante production de travaux très variés dans le domaine culturel. Profondément investis dans leur culture locale, ces deux Bretons voient leur popularité s’étendre bien au-delà.
De nombreux blogs vous citent de façon élogieuse et pourtant on ne trouve pas d’infos vous concernant sur le net… Parlez-nous un peu de votre parcours, votre duo, votre attachement à l’Ouest ?
Arnaud : Nous sommes plutôt autodidactes. J’ai étudié aux Beaux-Arts de Brest, mais en section Design. Mes premières réalisations ont été des affiches de concert, mon implication dans la musique m’a amené à faire quelques jaquettes et graphismes pour des groupes. C’est comme ça que j’y ai pris goût.
Fabrice : J’ai fait une école de graphisme pitoyable (privée). Les petits boulots m’ont amené à travailler en imprimerie (éxé). En parallèle, j’ai constitué un book, que j’ai présenté aux agences locales. Triptyck, un studio actif dans le milieu culturel m’a engagé. Quant le studio a eu besoin d’un second graphiste, le choix d’Arnaud s’est imposé. C’est comme cela qu’après avoir partagé des scènes de rock locales, nous avons commencé à travailler ensemble (2003). Triptyck a cessé son activité. Nous avons choisi le statut d’indépendant et la collaboration au sein d’un collectif. L’illustre Fabrique est née en juin 2004. Si notre situation géographique a une influence sur nos créations, nous n’en avons pas conscience. Nous aimons tout simplement notre cadre de vie.
Pourquoi ce nom « L’illustre Fabrique » ?
Ce petit jeu de mot entre l’illustration et la fabrication nous a plu pour son côté désuet et son autodérision.
J’ai remarqué que vos travaux n’ont qu’une signature, comment s’effectue votre collaboration ? Quels avantages et inconvénients voyez-vous à un travail à deux ?
Nous travaillons la plupart du temps séparément. En fonction des envies et de la disponibilité, nous nous répartissons les projets.
Les créations à deux sont encore exceptionnelles, nos premières expérimentations sont enthousiasmantes et nous espérons en faire plus à l’avenir.
La richesse de vos réalisations est impressionnante d’ailleurs il m’a semblé impossible d’attribuer un style ou au moins une affinité graphique à l’un ou l’autre, vous arrive-t’il de solliciter d’autres artistes ou bien êtes-vous à l’origine de toutes vos prods icono ?
Nous affirmons complètement notre disparité. C’est un privilège de pouvoir changer de style en fonction de notre inspiration face à la commande. Nous réalisons nos images entièrement nous-même. C’est exigeant mais très gratifiant. Finalement, c’est ce qui constitue notre liberté.
Quelles sont vos sources d’inspiration favorites ?
La réflexion à partir de champs léxicaux (liste de mots en rapport avec le thème). La décantation inconsciente (surréalisme). Et la peinture, le cinéma, la bande dessinée, les autres graphistes et illustrateurs…
Y a-t’il une tendance que vous voyez se profiler pour l’avenir ?
Fabrice : J’ai envie de faire de l’illustration, mes clients me commandent des photos : je pense que c’est un complot !
Arnaud : Non.
Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Fabrice : Une installation photographique, la communication du Festival Européen du Film Court de Brest, des recherches personnelles.
Arnaud : Les 100 ans de l’École Supérieure d’Art de Brest, les programmes d’une salle de concert, le Run Ar Puñs (projet commun), et en suspens, un gros boulot de charte graphique et la communication d’une compagnie de danse.
Que faites-vous lorsque vous ne travaillez pas ?
Quand on ne travaille pas… Fabrice : De la planche à roulettes, j’invente des noms de groupe et je me répète qu’il faut que je joue plus de la batterie. Arnaud : Je passe du bon temps avec ma femme, nous organisons des concerts, je fais de la batterie dans un groupe de rock, j’aimerais bien ressortir ma guitare…
Avez-vous planifié une mise à jour de votre site ?
Oui… et non ! On a du mal à trouver le temps nécessaire.
Les favoris de L’illustre Fabrique
Musique :
31 Knots / Lack/Pinback / Fugazi / Battles / The Ex / Einstürzende Neubauten / John Vanderslice / John Frusciante / Zu / Depeche Mode / Television / Dead Kennedys / Ziggy Stardust / Grandaddy / Parts and Labour / Refused…
Cinéma :
Punch Dunk Love (Paul-Thomas Anderson) / Andreï Roublev / 6 Feet Under / Mulholland Drive / Dead Man…
Littérature :
Simon Vestdjik / Antonin Artaud / Blutch / Kennedy Toole / Brautigan / Strindberg…
Autres :
Nos amoureuses, nos maison et nos animaux, les réunions à vélo et les goûters, Ocean Howell, Mark Gonzales…
Artistes :
Stephan Sagmeister / Nate Williams / Mattotti / Marino Marini / Mickael Ackerman / Rip Hopkins / Andreas Hykade / Shelton Sheppard / Nigel Evan Dennis…
Jake Banks en tournage à Paris avec le « Milo Motion Control system ».
1er Novembre 2007
Partfaliaz interview Jake Banks, Directeur de création et fondateur de Stardust Studios
Stardust est une société de production créative et souvent primée, spécialisée en motion design, animation, effets spéciaux et émissions « live ». Dirigé par Jake Banks, les bureaux de Stardust à Santa Monica et New York redéfinissent continuellement la création de publicités, clips vidéo et présentations. Leurs récentes réalisations incluent des projets pour des agences de pub, des marques et des artistes parmi les plus grands.
Images courtesy of Stardust Studios. All rights protected.
Hugo Boss Green pour Callegari Berville Grey via Les Télécréateurs et Ressource Paris.
Peux-tu nous présenter Stardust Studios ?
Étant étudiant à l’Otis College of Art and Design de Los Angeles, je me suis dirigé vers le graphic design et l’animation. Lorsque j’ai été diplômé en 1995 et fraîchement à la recherche d’un emploi à LA, le marché du travail était alors très marqué par la révolution micro-informatique dans le design et l’apparition de nouveaux logiciels comme Adobe After Effects. Assez naturellement, en travaillant avec les principales sociétés de motion graphic à LA, j’ai eu la chance de pouvoir contribuer à façonner le terrain du motion design à ses débuts. J’ai atteri à Fuel en 1998 comme un de leurs tous premiers designers, et j’ai commencé à prendre mon indépendance en 2000, pour créer Stardust en Mai 2002. Aujourd’hui, Stardust est une société de production créative et plusieurs fois primée, spécialisée en motion design, animation, effets spéciaux et tournages « live ». Nos studios de Santa Monica et New York ont pour but de continuellement renouveler la création de publicités, d’émissions, de clips et de présentations vidéos. Nos travaux récents inclus des projets pour des agences de pub, des marques et des artistes parmi les plus grands.
Stardust Studios a récemment produit de superbes publicités pour le New York Stock Exchange via l’agence Fallon (Minneapolis).
Combien de permanents Stardust emploie-t’elle ? Combien de directeurs artistiques, de designers, d’animateurs ?
La réponse à cette question change chaque jour, mais nous sommes environ 20 dans chaque bureau, avec deux directeurs de création à LA et un à New York, et cinq ou six directeurs artistiques sur chaque côte.
Tu as dit que le nouveau business model consiste à concentrer les talents et les possibilités en un seul endroit (c’est bien sûr le grand intérêt des ordinateurs personnels dans les métiers de production). Est-ce que l’efficacité vient aussi du fait que des teams seniors soient très habitués à travailler ensemble, de façon à produire très rapidement les meilleurs projets ? Y a-t’il nécessairement une complicité à trouver dans les petites équipes ?
Si tu as les bons talents de création et de production rassemblés, et qu’ils ont de bonnes habitudes de collaboration, c’est évidemment le meilleur scénario pour produire un résultat brillant.
Scene from Pepsi « Photo Booth », project for BBDO New-York.
Est-ce que Stardust a des process de management particuliers pour l’innovation ?
Une recherche solide et beaucoup d’expérimentation en amont sont cruciales, puisque cela donne le ton de tout projet.
Stardust est une société très innovante mais il semble que les styles sympas se répandent rapidement pour être ensuite copiés partout dans le monde. Il est donc nécessaire de se renouveler. Comment s’effectuent les veilles de tendances dans votre activité ?
Essenciellement, nous créons un projet après l’autre qui nous inspire et amène nos talents à un nouveau niveau et dans des directions différentes, nous faisons en sorte de redéfinir notre esthétique et nos idées dans un sens qui nous plaise ainsi qu’à nos clients. Plus spécifiquement, chaque personne de nos équipes à ses propres façons de rechercher et mettre à jour ses perspectives, de la sorte il est peu de chose qui se passe dans l’univers du design et qui ne parvienne à nous d’une façon ou d’une autre.
Image d’un nouveau set d’animation HD pour Pontiac via Leo Burnett Detroit.
Stardust a un superbe portfolio de publicités montrant la maîtrise de toute sorte d’effets (collage, 3D, 2D,…), y a-t’il une tendance de style dont tu peux nous faire part ?
Dans les années à venir, selon mon opinion, les gens ne rechercheront pas d’effets ou de typographie générés par ordinateur, ils chercheront plus de nouveaux types de travaux traditionnels reflétant plus l’histoire de l’art et du design ou l’expérimentation de nouvelles cultures; cela sera plus un grand mélange de différentes cultures et de différents supports.
Je crois que les storyboards ne sont plus fait à la main en raison de la sophistication des concepts. Cependant quel est le degré de sophistication nécessaire à une presentation client ? Qu’est-il montré à ce stade et combien de temps cela prend-il de juste préparer un projet en réponse à un appel d’offre ?
La seule nécessité de nos storyboards est simplement de refléter efficacement les idées et les styles que nous avons en tête pour un projet donné. Évidemment, cela signifie que certains projets nécessitent des storyboards plus sophistiqués que d’autres. Si vous regardez les travaux finalisés de stardust cela vous donnera une idée assez précise des storyboards qui auront été nécessaires…
Panasonic « Colourful Wonderful » pour Bensimon Byrne, Toronto.
L’ancien site Stardust.tv était superbe, pourquoi l’avoir refait ?
Merci pour ce compliment sur notre ancien site, j’espère que tu aimes aussi le nouveau. Le but en redessinant ce site était essentiellement de mieux représenter le travail de la société. Nous sommes très fiers de notre contenu et de nos créations aussi nous avons pensé que ce nouveau look en ferait une meilleure présentation. Les feedbacks montrent que beaucoup de gens sont d’accord avec nous.
Projet HP « serena » pour Goodby, Silverstein & Partners.
Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Merci pour cette question. Nous travaillons essentiellement sur des publicités pour de grandes agences internationales, ainsi que sur des installations vidéo de très haut niveau et d’autres projets intéressants. Nous vous tiendrons informés au fur et à mesure, et nous apprécions votre intérêt.
Merci Jake, et merci à Roger Darnell qui a rendu possible cette interview.
En savoir plus1er Octobre 2008
Partfaliaz interview Dave Tabler
Dave Tabler est celui qui dirige Theispot, l’un des trois plus gros sites entièrement dédiés à l’illustration. Theispot est un énorme outil de consultation de portfolios qui attire quantité d’acheteurs d’art chaque mois. Un lieu où les artistes peuvent afficher leurs travaux ou en proposer les droits pour des ré-utilisations à travers un stock d’illustration.
All rights protected.
Pouvez-vous vous présenter ainsi que ispot et nous dire depuis quand êtes-vous sur ce marché de l’illustration ?
Theispot a posté son premier portfolio en December 1996. Il y avait très peu de compétition en ligne ces premières années, tous les annuaires étaient des livres. Le site héberge désormais des Portfolios pour approximativement 1000 illustrateurs dans le monde, ainsi que 20 000 images dans des collections en droits gérés.
Theispot est une agence de stock, donc le moteur de recherche est probablement la clé du fonctionnement du site ? Comment fonctionne-t’il ? Je suppose qu’il est fréquemment alimenté ?
Comme je le disais plus haut, Theispot fait plus que de vendre du stock d’illustration ; la rubrique Portfolio est un accès direct aux artistes, grâce à la possibilité qu’ils ont d’exposer 18 images et qui est régulièrement enrichi par nos adhérents pour un coût de 650 dollars par an. Et oui, une bonne recherche EST le cœur du succès du site. Les deux rubriques sont complètement accessibles par le nom de l’artiste ou des mots-clés sélectionnés par les illustrateurs eux-mêmes. Un accompagnement et des conseils sont fournis par theispot pour être sûr que la présentation et les mots-clés sont optimisés pour une meilleure efficacité et un bon retour sur investissement. Nous encourageons les artistes à mettre à jour leur Portfolios avec de nouveaux travaux régulièrement de façon à attirer de nouveaux clients mais aussi maintenir l’intérêt des clients actuels.
Je pense qu’il est important de signifier que la partie stock de Theispot n’utilise pas le modèle habituel des agences de stock. Les parutions en presse ordinaires sont gérés directement sur le site grâce à un calculateur de prix et un système de paiement. Les droits plus complexes sont négociés au cas par cas. Les artistes sont consultés sur les prix et les détails; tous les contrats, les commandes, la facturation et la livraison des images est pris en charge par theispot. L’idée est de proposer un système où les archives de l’illustrateur génèrent des revenus qui remboursent leur adhésion et favorisent leur carrière.
Les illustrateurs sont encouragés à construire de solides collections de Stock avec le temps, en payant seulement 15 dollars par image télé-chargée, incluant la haute résolution disponible pour les clients. A la date anniversaire, la collection est renouvelée pour une somme de 250 dollars l’année. Les artistes gardent 75% des droits payés sur leurs images.
La rubrique Portfolio
Quels sont les principaux changements auxquels vous avez dû faire face ces dix dernières années en temps que site leader sur le marché de l’illustration ?
Lorsque nous avons commencé le site, les directeurs artistiques se référaient plus naturellement aux éditions print pour la recherche d’illustrateurs. Tout cela a complètement changé ! Aujourd’hui les directeurs artistiques ont grandi avec le web et sont familiarisés avec la recherche en ligne. Cela n’a plus rien d’étrange ou effrayant, comme ça l’a été, et c’est beaucoup plus efficace aujourd’hui pour trouver et contacter le bon illustrateur.
Le marché de l’illustration s’est globalisé depuis nos débuts. Avec les email, PDF et JPG, les directeurs artistiques ont la possibilité (et il souhaitent) travailler avec des artistes quelque soit leur lieu de travail. Nous avons commencé comme un site Américain pour des artistes américains et utilisé par des D.A. américains. Désormais le site a des artistes provenant de 26 pays et des milliers de professionnels viennent les solliciter des quatre coins du globe.
Combien de portfolios présentez-vous chaque année ? Y a-t’il beaucoup de turnover ?
Le site est resté très stable avec environ 1 000 portfolios durant les 5 dernières années. Nous observons le turnover avec attention, cela nous renseigne sur le management du site, aussi le taux de renouvellement sur cette même période est en moyenne de 76% par mois. Le fait est que Theispot rassemble certains poids-lourds du marché qui ont la puissance nécessaire pour rester actifs plusieurs années, ainsi que de jeunes et talentueux artistes qui font le sang neuf. La partie Stock du site a grossi jusqu’à 20 000 images, avec à la fois plus de clients et plus d’artistes adhérents.
Le Stock illustration
Travaillez-vous surtout avec la presse, l’édition ou la pub ? Et êtes-vous sollicité par des agents d’illustrateurs ?
Étant un site d’illustration nous couvrons ces trois marchés, et plus encore, assez confortablement. Nous avons toujours fait la publicité de theispot avec des dizaines d’annonces dans Print, Communication Arts ou Eye; le résultat c’est une grande diversité de lecteurs. Nos abonnés sont souvent excités à l’idée de travailler pour des secteurs qu’ils n’auraient jamais pu aborder eux-mêmes. Et c’est notre job de faire cette connection.
Pareil avec les agents, 61 agences d’illustrateurs présentent régulièrement leur équipe chez nous. Theispot ne représente pas lui-même les artistes sur le site, cela créerait un conflit d’intérêt. Nous préférons être un outil de promotion intéressant pour les agents.
Et à propos de style? Vous arrive-t’il de refuser un dossier pour une question de style et donnez-vous des conseils à ce sujet aux artistes qui en auraient besoin ?
Les deux. Une des raisons pour lesquelles nous n’avons pas automatisé Theispot est justement parce que nous n’aurions pu maintenir un niveau de qualité sur le site. Bien que nous souhaitons vivement encourager les artistes émergents, nous ne souhaitons pas que theispot deviennent un repère pour les débutants ou les amateurs; des inscriptions automatisées ouvrent la porte à ces catégories « d’illustrateur ». Theispot est surtout orienté business-to-business et une partie de notre travail consiste à maintenir un niveau de professionnalisme. Après qu’un artiste soit devenu adhérent au site, il est très rare que nous lui demandions d’enlever un élément de son portfolio à moins d’être fortement convaincu que sa présentation y gagnerait.
La rubrique « art talk » est un forum mais sans réponse, pourquoi ne pas envisager une « public voice » pour rendre le site plus interactif ?
Tous les forums ne sont que le produit de leurs participants. Lorsque nous avons débuté Art Talk il y a 10 ans, c’était un des seuls endroits où les illustrateurs pouvaient comparer leurs travaux et discuter entre eux. C’était vivant, il y avait du débat (parfois sans trop de contrôle!) mais cela n’était pas un but pour theispot. C’était plus un don à la communauté de l’illustration à une époque où cela manquait cruellement. Avec le développement d’internet les gens se dispersent plus, vers des communautés plus petites. Art Talk est devenu plus un showcase pour les adhérents, cependant la possibilité de chat est toujours là et pourrait évoluer avec les souhaits des lecteurs.
Des projets pour le future ?
Toujours ! Promis, je vous tiens au courant.
Christopher Koelle est un illustrateur du sud-est des USA. Il découvre la gravure à l’université et restera séduit par le support. Taille-douce, pointe sèche, aquatinte et monotypes se situent alors au centre de son travail, parallèlement au dessin et la peinture. Christopher Koelle intervient en illustration, design, identité et animation, en traditionnel et numérique, maitrisant différents styles. J’ai particulièrement aimé ses portraits mais regardez son travail personnel pour « Sweet Ride », une collection de 27 dessins de personnes posant sur leur bicyclettes et tricycles, inspiré de photographies d’époque et réalisées aux Studios de Portland. Read this article in English.
En savoir plusHellovon est le studio du peintre et illustrateur londonien Von. Mélange de traditionnel et digital, il crée de subtils dessins et peintures dans un délicat style narratif. Hellovon a réalisé de beaux portraits ainsi que des compositions conceptuelles très actuelles. Hellovon a eu des expos solos à Paris, Londres et New-York. Read this article in English.
En savoir plusJay Taylor est un illustrateur brittanique qui aime jouer avec les imperfections de la vie, chacun de ses travaux étant fait à la main avec des compositions simples et quelques altérations sur ordinateur. Depuis 2005 il a travaillé avec de nombreux clients internationaux en presse, publicité, web et pour l’industrie musicale. Les sujets sociaux occupant une grande partie de ses idéaux, Jay Taylor est un grand fan de « L’heureux accident ». Scribblejay, son portfolio vient d’être mis à jour… avec de nouvelles illustrations. Représenté à l’international par Anna Goodson Management. Read this article in English.
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